Et pourtant, j'aime pas le football...
En 2008, Level 5, un développeur de jeux déjà très connus pour ses différents gros hits comme Dragon Quest VIII, Professor Layton ou encore Jeanne D'arc annonce un nouveau projet sur la petite console portable de Nintendo: Inazuma Eleven.
Inazuma Eleven est un jeu de rôle japonais comme on en voit partout dans le paysage videoludique mais qui a pour théme : le football. Oui oui, vous avez bien lu : un football-rpg.
Le principe est simple, les combats habituels d'un rpg sont remplacés soit par des petites séquences de dribble ou de tir au but soit dans le cas des boss par des matchs. Plutôt que de gérer vos quelques membres de votre compagnie d'aventuriers, vous gérez un club complet de foot.
Mais qui dit rpg japonais dit surtout grosses attaques avec 36000 effets partout (et encore dans certains jeux c'est un euphémisme). Bien sûr, celui-ci ne déroge pas à la règle.
Il faut avouer que le genre n'est pas tout à fait nouveau. En effet, il y a un bon nombre d'années est sorti sur la Super Nintendo un football-rpg qui reprenait une licence que nous connaissons tous, soit parce qu'on était assidu au club dorothée ou parce que la cinq diffusait des épisodes, j'ai nommé: Captain Tsubasa, mieux connu sous le nom de Olive et Tom (avec Tom qui n'est là que sur les premiers épisodes de la série, notons le).
Cet anime est une légende juste pour ses lois de la physique à retourner n'importe quel grec dans sa tombe. Entre le terrain qui faisaient plusieurs épisodes de long (car dans cette série on compte les longueurs de terrains en épisodes) ou encore le ballon qui se déforme à outrance lorsque l'on tire dedans, le dessin animé ne faisait pas dans la demi-mesure.
Enfin c'est ce qu'on croyait jusqu'à la diffusion de Inazuma Eleven, l'anime tiré du jeu de Level 5.
Endou Mamoru est un jeune garçon qui adore le football mais qui voit que le club de son école n'a pas assez de joueurs pour participer à un match. C'est avec l'arrivé de Gouenji, un garçon qui vient d'être transféré dans l'école Raimon que Endou se décide de reformer une véritable équipe de football afin de participer à un très grand tournoi: le Football Frontier.
L'anime se base sur un schéma très simple pour les épisodes: un épisode d'entrainement suivi d'un épisode de match. Même si le schéma n'est pas conservé systématiquement, les scénaristes ne divergent que très peu de celui-ci. Ce n'est pas plus mal car il marche très bien, les épisodes n'étant pas les même les uns après les autres, on a une très bonne illusion de non répétition même si au final la plupart sont semblables.
Mais ce qui fait la force de cette série, c'est un peu ce qu'appelleraient les anglais le « fighting spirit » ou ce que les foreurs appellent le pouvoir de la spirale : le combat toujours plus sensationnel.
Si les premiers matchs nous montrent quelques petits trucs sympathiques comme des shoots boules de feu. Après une petite dizaine de match, on se retrouve avec des coups aussi démentiels que surprenant.
Ainsi, un des joueurs sifflera pour appeler des pingouins qui l'aideront à marquer ou encore un autre se verra pousser des ailes dans le dos afin de tirer de plus haut. Autant vous dire que les effets de Captain Tsubasa, à coté c'est de la gnognotte.
Pour en rajouter une couche sur le sensationnel, les scénaristes n'hésitent pas avec des situations qui sont tellement extraordinaires qu'elles sont complétement improbables. Les équipes vont chercher dans tout les stéréotypes possibles et imaginables (voir inimaginables) comme une équipe de ninja, ou encore une équipe d'hommes de la forêt. Mention spéciale à l'équipe des otakus qui ont une technique absolument géniale pour éviter de se prendre un but.
D'un point de vue technique, il est vrai que la série n'est pas ce qu'il y a de mieux. Utilisant un rendu un peu trop assisté par ordinateur, les décors manquent un peu de vivant et font un peu trop CG. Les réutilisations d'images sont un peu trop fréquentes (mais moins souvent que dans Gundam SEED et SEED Destiny). Heureusement, les animations des grosses techniques sont bien réussies et généralement sont l'occasion d'un beau spectacle.
Même si l'anime est destiné à un jeune public de par le scénario qui ne s'aventure pas dans des thématiques matures, il est quand un très bon passe temps qui nous donne envie de s'intéresser au foot (après quoi on se rend compte que ce sport a pas vraiment changé et on préfère rester sur Inazuma Eleven). Après le visionnage de quelques épisodes, on se rend compte qu'on veut la suite non pas parce que le scénario est bourré de « cliff hanger » mais plutôt parce qu'on se demande jusqu'où iront les scénaristes.
Malheureusement pour nous, ni le jeu ni l'anime ne semblent avoir de chances de débarquer dans nos vertes contrées, les études de marchés se montrant défavorables (où alors parce qu'aucun éditeur n'a le courage de tenter une telle licence).





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