Japan Expo 2010
Comme (presque) chaque année depuis plus de 10ans, le premier week-end de juillet a eu lieu la Japan Expo. Pour ceux qui vivent dans une grotte pendant les mois de juin-juillet de chaque année, cet événement est la plus grosse convention ayant trait à la culture populaire japonaise en Europe. Il traite entre autre de tout ce qui rapporte au manga, à l'animation, aux jeux vidéos et autres dérivés. L'événement étant de taille, c'est l'occasion pour éditeurs, magasins et productions amateurs de sortir de leur environnement habituel pendant l'espace de 4 jours de faire partir une grosse partie de leur budget communication en un éclair.
Cette Japan Expo sera marquée par des actions de la part des gros éditeurs du marché français pour taper dans l'œil du public avec des moyens toujours plus énormes. Ainsi cette année, les stands ont été encore plus impressionnants que d'habitude, tout particulièrement pour Glénat, Ki-oon et Kazé qui s'affichaient en grand.
Glénat avait décidé pour cette Japan Expo de faire venir An Nakahara, l'auteur du manga Killari qui remporte dernièrement un grand succès grâce à la diffusion à la télévision de la série animé. Comme Killari n'est pas vraiment une licence qui concerne le public de ce site, on va passer dessus.
Ki-oon a cherché à mettre en avant sa toute nouvelle série événement, Pandora Hearts en dédicaçant plus de la moitié de leur stand à une exposition autour de la série. On pouvait y apercevoir des artworks du manga sur un mur de facilement plus de 4m de hauteur. Une collection de goodies, artbooks et autres éléments issus à la fois du manga et de l'anime (sorti l'année dernière au japon) étaient exposés. Et pour ponctuer le tout, l'auteur du manga, Jun Mochizuki (qui n'a pas réalisé grand chose à part Pandora Hearts) était présent pour des dédicaces.
Il est assez amusant de voir comment cette série qui sans le piratage de l'anime aurait dû être complètement inconnue du public, se voit être l'événement majeur d'un éditeur. Enfin, le manga jouit de nombreuses qualités qui font de lui un succès quasiment sûr (on en reparlera un autre jour).
Finalement, Kazé a réservé une surface énorme pour mettre en avant l'ensemble de ses filiales en un seul carré (à l'image du nouveau logo ?). Dans cette espace, on pouvait entre autre s'essayer au service VOD KZPlay (qui a d'ailleurs annoncé récemment 3 nouveaux simulcasts sur lesquels on reviendra bientôt), voir un clip de Kanon Wakeshima en 3D ou enfin assister à un catalogue assez chargé d'activité sur une petite scène.
Et histoire d'en faire toujours plus gros, Kazé-manga a fait venir deux auteurs, Kazue Kato, auteur de Blue Exorcist (Ao no Exorcist en version originale) et Amano Yamane, auteur de viewfinder, un yaoi de chez Asuka (que n'a pas offert Bulle Japon pendant ses activités).
Il est amusant de remarquer que Manga Distribution avait le même stand que d'habitude, seuls les prix étaient encore plus bas qu'à l'accoutumé. Dybex lui aussi avait un stand à la hauteur de son activité ses dernières années : pas fameux.
En dehors des éditeurs de manga et d'anime, de nombreux stands de ventes de produits dérivés étaient encore une fois présents. Il est bon à noter que cette année les différentes contrefaçons et autres produits d'origines douteuses étaient plutôt rares par rapport aux années précédentes : Japan Expo tiendrait enfin parole à propos de la contrefaçon.

Une dernière partie pour le coté « Japan Expo » concernait les productions amateurs. Ils semblaient plus nombreux que d'habitude. Les très actifs Haruhistes et fans de touhou se retrouvaient à l'extrémité nord de la zone. Peu de stands semblaient être actifs si l'on omet les deux précédemment cités. Enfin, il était difficile de trouver des stands attractifs et finalement, ça ne donnait pas vraiment envie de s'arrêter. Espérons que le Comic Live in Paris sera plus festif que ça même si on a bien peur que la plupart des stands de productions amateurs présents à la Japan Expo ne seront pas là pour cette initiative étant donné que ces groupes ne se déplacent que pour la Japan Expo.
Du coté des activités, les haruhistes, les fans de touhou, Tengumi et Epita étaient tout les 4 rassemblés dans un même espace sans aucun barrière phonique. Autant dire que ça n'a pas vraiment plu aux différents intervenants. En même temps, ça se comprends, difficile de faire un blind test lorsqu'on entend le karaoké d'à coté plus fort que la chanson qu'il faut deviner. Passer ce détail, l'ensemble des activités de ce coté de l'espace activité était sympathique.
Chez Tengumi on avait le droit aux jeux habituels. Tellement habituels qu'on a eu le droit à certains retours de l'Epita tels quels. L'ensemble était plutôt bien pensé et les séries fleuves (Naruto, Bleach et autre du consort) n'étaient pas trop présentes.
Epita faisait son habituel Karaoké ainsi que parfois quelques activités comme le Blind Test de Food-Chain. Contrairement à d'habitude, ce dernier était d'abord une question de vitesse (trouver le plus vite possible une chanson pour être qualifié) puis finalement une question d'endurance (trouver la chanson sinon c'est l'élimination). Le coté fun de la chose était que si une personne du public trouve la chanson lors de l'épreuve d'endurance, elle prend la place du candidat. Ce fut l'occasion d'entendre des génériques assez obscurs pour qu'une trentaine de fans d'animation japonaise ne sachent pas en déterminer la provenance. Si ce genre d'épreuve se retrouve à l'épitanime, va falloir s'entrainer dur pour réussir à remporter un lot mais surtout connaître un paquet de génériques que les autres ne connaissent pas.
Chez Bulle Japon, les fans attitrés de Reborn, cette fois-ci on offre pas de yaoi (faut pas déconner non plus), mais on fait les mêmes jeux que d'habitude. On aimera bien le mini games party qui donne une chance aux moins férus de génériques de remporter des lots si ils sont assez observateurs pour se souvenir de détails dans un opening (saleté de tableau des scores dans le générique de Druaga saison 2). Et comme toujours, un article de retour de convention se doit de faire des reproches sur Bulle Japon (pour que Fairy, ce qui semble être la chef, commente), il était bien dommage que les activités avaient beaucoup de retards et il y avait un peu trop de quizz « 100% » qui ne sont que pour les fanboïs d'un thème. Finalement, il est à noter que Baldr Force Exe: Resolution est un classique facile à deviner (c'est du Kotoko, tout le monde connait Kotoko non ?).

Parmi les activités éparpillées un peu partout, on notera la diffusion tout au long de la convention du film adaptant les aventures du Professeur Layton, héros du célèbre jeu NDS éponyme. Le stand Nintendo offrait une projection dans une salle confortable et qui faisait pâlir celle de Japan Expo. Entre les sièges comme au cinéma ou encore les vestiaires pour les sacs, tout était là pour que le visiteur profite d'une bonne expérience du film. Le film raconte une aventure inédite du Professeur axée autour d'une chanson interprétée par Nana Mizuki (Fate Testarossa dans Nanoha) qui plaira assurément à tout ceux qui ont apprécié les jeux.
Parlant de Nana Mizuki, il y avait aussi en exclusivité une projection de Magical Girl Lyrical Nanoha The Movie First (pfiou le titre). Organisée à la va vite par Aniplex, cette diffusion fut l'occasion de démontrer que le fail est un véritable sport. Le planning de Japan Expo et Aniplex n'étaient pas d'accord sur l'heure de démarrage du film, ce qui fait que les prévenants ont pu voir... 4 fois le début du film ! Le long-métrage a d'abord été diffusé avec un volume pitoyablement bas qui faisait que même au premier rang, le film était quasiment inaudible. Après plusieurs tentatives d'augmenter le son, la projection fut recommencée de zéro. Mais voilà qu'au bout de quelques minutes, une mire télévisuelle se montra sur l'écran. Le film fut stoppé et encore remis à zéro avec cette fois-ci un volume correct. Après avoir eu en anglais les excuses d'un responsable d'Aniplex, le film fut diffusé avec des interventions de mires régulièrement histoire de bien casser le rythme (qui n'était déjà pas fameux de base). Ajoutez à cela une qualité d'encodage minable (autant d'artefact JPEG dans une projection publique devrait être passible de la peine de mort) et vous obtenez l'un des plus beaux fails de la JE 2010.
Finalement, il est amusant de voir comment les invités qui ne sont pas d'« honneur » sont traités par l'organisation. Natsuko Aso a fait un concert qui semblait être fait quasiment à l'improviste dans la première salle d'activité. Interprétant 3 chansons (l'opening de Baka to Test to Shoukanjuu, Perfect Area Complete, l'ending de Ichiban Ushiro no Daimaou, Everyday Sunshine Line! ainsi que l'opening de Yoku Wakaru Gendai Mahou, Programming for Non-fiction), elle semblait même pas avoir d'accompagnement de la part de Japan Expo pour la guider. Il est vrai qu'au vu du nombre d'invités que compte la convention, il est difficile financièrement de payer une ou deux personnes pour tous les escorter... sauf pour Japan Expo qui doit être une convention plus que rentable.
Du coté de l'organisation de la Japan Expo, il faut avouer que cette année l'organisation était assez mauvaise en ce qui concerne la gestion du public. Les dédicaces ont été très mal gérées : les premiers arrivés premiers servis ont changé de fonctionnement (sans aucune annonce préalable) cette année. Plutôt que de faire la queue au stand de dédicace assez tôt avant l'heure de la dédicace comme avant, il fallait aller chercher un ticket au point dédicace de la convention.
Avec les billets premium, les exposants et les presses qui rentrent avant l'heure d'ouverture, la plupart des dédicaces sont devenues inaccessibles pour les gens qui n'étaient munis que d'un billet normal car les premiers arrivés premiers servis partaient tous avant l'ouverture totale. Heureusement que certaines dédicaces qui n'étaient pas organisées par Japan Expo directement respectées vraiment le principe de premier arrivé premier servi car sinon les visiteurs qui venaient en quête d'autographes auraient pu repartir bredouille.
Il n'y avait qu'un seul point information dans la convention et il était excentré. Situé dans la partie concernant les comics et les jeux vidéos, il n'était pas forcément facilement trouvable pour ceux qui ne s'intéressaient qu'à la partie manga et japon de la convention; encore moins si l'on considère que le plan n'était pas distribué à l'entrée (alors que le site disait le contraire avant la convention).
Autant dire que encore une fois, la SEFA a encore énormément de progrès à faire du coté de l'organisation. Entre des invités annoncés que la veille ou la logistique sur place assez mal foutue, la convention n'a pas brillé d'une organisation rigoureuse.

Finalement, cette année, la Japan Expo était globalement meilleure que l'édition de 2009 même si on reprochera à la SEFA un manque cruel de professionnalisme dans son organisation. Quand on organise un événement d'une telle ampleur, on se doit d'être carré sur tous les points. Enfin, la SEFA pourrait bien travailler d'avantage sur augmenter la satisfaction du visiteur plutôt que l'augmentation des prix.
Ecrit par le 2010-07-12 18:03:01
Epitanime 2010 - Eurk, du yaoi !
Cet article risque de comporter un peu de première personne du singulier.
Le week-end dernier se déroulait comme chaque année l'Epitanime. Contrairement à Japan Expo et autres dérivés, cet événement organisé par l'association Epitanime, un club de l'école d'ingénieur Epita. Comme c'est fait par des élèves « fans » de japanim', on baigne dans une ambiance qui conviendra à tous les adorateurs des dessins japonais de France.
Vu le nombre de compte-rendus déjà fait un peu partout sur le net sur la convention, on va se contenter de revenir rapidement sur quelques points importants de la convention.
Cette année, on avait comme invité, Noizi Ito, la character design de Suzumiya Haruhi et de Shakugan no Shana. Autant dire de suite que la présence de la Brigade SOS francophone et la popularité de la mélancolie de la lycéenne-déesse, ont fait venir du monde à chaque événement autour de l'invité. Vu que les poireaux, ça aime pas les hordes de Zergs, cet article ne parlera pas de l'invité.
En fait, en y réfléchissant bien, à part la venue de Noizi Ito et quelques autres petites différences, c'était comme les années précédentes. Tengumi et Bulle Japon étaient encore une fois là à assurer les activités, du Karaoké disponible à toute heure, des boutiques en sous-sol le jour... Bref comme d'habitude.
Dans les activités, on avait deux nouvelles associations : Ikkatsu et Thalie qui proposaient aussi des activités. Enfin Ikkatsu en proposaient déjà l'année dernière mais aucun jeu (ou alors j'ai raté ça).
Thalie a proposé une série de quiz et jeux assez fendards et qui demandaient souvent des connaissances précises. En fait, les sujets était parfois tellement pointus que les questions n'avaient pas la réponse exacte, mais on ne leur en voudra pas, pour une première fois c'était très bien.
Thalie a surtout organisé le quiz dont le nom laissait supposer qu'il serait dur et injuste. Les questions tenaient souvent de la chance et on pourra toujours rager sur la question « Combien d'épisodes,OAV et spéciaux contient la licence SEED ? », où j'ai répondu 117 à l'aveuglette alors que c'était 118. Le jeu était sympathique mais je pense que le gameplay pourrait être amélioré pour rendre le jeu plus fluide et surement encore plus amusant.
De l'autre coté, Thalie à diffusé Samedi matin pendant plusieurs heures, les abridged series de Yugi-oh!, une série faite par des fans américains découpant les épisodes de Yugi-oh! pour détourner un peu l'histoire. C'est un peu dommage que ça ait remplacé les activité du samedi matin.
Du coté de Ikkatsu, je suis désolé pour cette association, mais c'était un véritable fail. Est-ce parce que les animateurs semblaient venir de jeuvideo.com (avec le subtil smiley « :noel: » sur l'arrière de l'ordinateur portable) ou simplement le manque de connaissance ?. En tout cas, ils proposaient des quiz qui étaient orientés autour de quelques séries de jeux à savoir Final Fantasy, Golden Sun, Pokémon, Metal Gear Solid et Phoenix Wright et seulement ces séries. Les questions étaient quelques peu limitées et pour les gens qui jouent quasiment qu'aux versions américaines, c'était un peu impossible. « Quel est le nom du suspect de la première affaire du premier Phoenix Wright ? », « Larry Butz », non c'est pas ça mais « Paul Défes ». La prochaine fois, s'il vous plait, essayez de faire des jeux et pas juste des questions lancées comme ça où il était plus chaotique de savoir qui a répondu qu'autre chose.
Chez les vieux de la vieille, Bulle Japon et Tengumi, comme d'habitude on avait le droit à un travail de qualité sur les jeux même si les « touche pas à mon bento » étaient remplis de fautes d'orthographes.
Tengumi nous a proposé les habituels jeux : find or die, opération XYZ, touche pas à mon bento … etc. Pas vraiment d'innovation à part peut être la section de question spéciale « spoil » du Grand quiz et le dernier jeu qu'ils ont fait sur la scène de l'Epitanime, le Tengumi Anime Music Awards (ou quelque chose qui ressemble à ça). C'est un jeu qui commence à 40 joueurs pour n'avoir qu'un seul gagnant. Ce fut un grand moment vu que les demi-finales ont opposé les poireaux(Tatane et moi) aux mauvais (Yuki et FFenril) (ce nom d'équipe a été choisi arbitrairement et n'était pas en vigueur lors du jeu). Les épreuves de ce jeu consistaient essentiellement à des Blind Tests. Il fallait trouver à quel anime correspondait la musique qui était tantôt un générique tantôt un BGM.
En ce qui concerne Bulle Japon, comme d'habitude aussi, on a eu une bonne série de jeux autour de la culture japanime. C'est un peu dommage que le jeu des clips tenait plus du blind test qu'autre chose. Mais bon, pour une fois je vais dire du bien de Bulle Japon, ils ont mis dans plusieurs jeux « Gazoline à Bulle »(Chaos;Head pour les moins connaisseurs) et ça, les poireaux adorent.
Ils ont aussi fait un quiz Hentai réservé aux plus de 18 ans pendant la nocturne du Samedi. Votre serviteur poireau a d'ailleurs gagné ce jeu avec ses superbes lots… des mangas Yaoi. Et oui, pour Bulle Japon, quand on gagne un jeu qui parle d'hétérosexualité, on gagne des mangas qui parlent d'ébats entre deux hommes qui se mettent dans la « boite à caca ». Si un jour j'ai le courage de les ouvrir et lire, je vous ferai un article croustillant dessus un peu comme celui de Princess Princess. Enfin, si j'arrive à les ouvrir un jour.
Avec autant d'activités auxquelles j'ai participé, je suis reparti avec un bon nombre de loot cette année. 3 superbes dédicaces d'un auteur inconnu, Monsieur « LOT » sur mes DVD de H2, du Compte de Monte-Cristo et de Peace Maker Kurogane, 4 DVD de Silent Mobius(parce que les dizaines de l'année dernière n'avaient pas suffi), 6 mangas (dont 3 Yaoi) et une figurine bien dégueulasse de Love Hina. Au passage, ceux qui n'ont toujours pas eu leur Silent Mobius, ne vous inquiétez pas, il en reste encore 6 cartons pour l'année prochaine.
En dehors des lots gagnés, j'ai fait l'achat de deux nendoroids, celle de Miku Hatsune qui est introuvable depuis plus d'un an et demi et celle de Shiki de Garden of Sinners.
A part les activités, il faut noter la présence cette année en stand de la Brigade SOS Francophone, l'association de fans de Aroui Haruhi. Ils proposaient comme à chaque convention où ils sont présents du thé, quelques jeux ou encore des cours de Hare Hare Yukai. A noter que leur stand faisait parfois un peu trop de bruit par rapport à la scène, ce qui est bien dommage. Et finalement, la horde de fanatique qui semblait tout le temps agglutinée au stand ne donnait pas l'envie de s'approcher. Et oui, les zergs, ça donne pas envie de s'approcher.
Pour ce qui est du bilan général de cette Epitanime, par rapport à l'année dernière, on a eu moins de monde (surement dû au fait qu'il a plu) et un temps un peu plus mitigé que d'habitude. Le planning avait quelques moments de vide où il ne restait quasiment plus que de la projection ou du Karaoké (Kajian ? Jamais entendu parlé). Comme toujours, l'Epita fut l'occasion de rencontrer du monde qui s'implique dans la culture japanime en France. Comme toujours, on est déçu de la faible présence des fanzines mais on est content de ne pas voir de HK se balader dans la convention contrairement à une certaine Lolin' Japan.
PS: crédit photo: Wan et le Photo Center de AxelTerizaki
Ecrit par le 2010-06-02 23:08:04
I'm Lovin' it
Attention, Article écrit au fil de l'eau et très déstructuré donc à l'image de la convention.
Samedi et Dimanche se déroulait sur Paris un nouveau festival sur la culture populaire japonaise : le Lovin' Japan. Curieux de voir ce que la première édition d'un événement annoncé comme fait « par des fans pour des fans » allait donner, avec les poireaux, on est parti voir ce que ça donnerait.
Avant de parler de ce qui s'est passé pendant l'événement, voyons un peu l'image qu'il donnait avant la date fatidique. Pour cela, on se dirige vers le site officiel de la convention.
Sur la première page on arrive face à un petit message de bienvenue donnant les mots d'ordre de la convention : « FUN » et « SPECTACLE ». Descendant, un peu plus bas, on tombe sur les habituels sponsors du festival et on ne manquera pas de repérer que le malaimé Made In Japan fait son apparence dans le tas, une perte d'estime directe donc pour l'événement auprès d'une bonne partie de public connaisseur.
On se dirige directement vers la page présentation du site pour voir le message que veulent faire passer les organisateurs. Ça commence par un habituel « on veut vous faire partager notre passion : le japon et sa culture ». On notera tout de même le petit ajout à ce discours rébarbatif : « ce n'est pas que du Manga ! ». Si l'on est puriste, on peut dire que oui il y a aussi les animes et les jeux vidéos japonais. Malheureusement, ici on a surement le droit à un amalgame fait par tout les médias disant qu'en gros, la culture n'est pas constituée seulement de la japanime. On a donc là un discours pas dit par la plupart des conventions mais réalisé sur place : on met des stands qui intéressent généralement peu qui parlent d'arrangement floral ou autre art du genre. Après tout, j'ai jamais vu une seule convention de culture populaire japonaise sans autre chose que « du Manga ».
Notons que dans le paragraphe suivant, on nous explique que l'on veut pas faire du « déjà vu » et que donc ils veulent une grande fête du japon conviviale et accessible à tous.
Ils ne manquent pas de répondre directement à la question qu'on se demande lorsqu'on lit ça : Comment allez-vous être différent ? On nous remet la couche de l'excuse habituelle du fansub : « par des fans pour des fans » et on nous explique aussi qu'ils ont de l'expérience. Bref, ils nous annoncent pour le moment rien de bien nouveau.
Il s'en suit une petite description du cadre spatiotemporelle : Grande Halle de La Villette (soit disant prestigieuse) et 24 et 25 avril 2010. Encore une fois on ne répond pas à notre question...
Ils annoncent ensuite mettre en avant les activités et l'art japonais en faisant un « retour aux sources ». Encore et toujours un discours habituel de convention... Bon ça commence à se faire attendre cette réponse.
Ah ! On nous indique en gras avec la subtile mention « Des nouveautés » que le prochain paragraphe annonce enfin ce qu'il y a de différent. Mais attendez... si on dit nouveauté, ça veut dire qu'on fait que des ajouts sur une base qui existe déjà. C'est donc ça ce qu'ils appellent être différent.
Et là dans la phrase suivante, la convention orienté culture japonaise devient un « salon Manga ». Mais mince, pourquoi le genre du salon a-t-il changé en l'espace de 2 paragraphes ?
Les nouveautés sont finalement annoncées ou plutôt réintroduites : « apporter quelques nouveautés en redynamisant certaines animations et concours (shows, ateliers, invités…) en accentuant leur côté FUN et SPECTACLE ». Donc si on résume le discours : « On ajoute du nouveau : on apporte des nouveautés ». Okay.... Langue de bois, bonjour.
Finalement, ils daignent donner des exemples : Un cosplay groupe avec une thématique pour la performance (et non pas le costume). Le thème ? Comédie Musicale. La description de celui-ci : Chant, Comédie et Combats. Hey, mais c'est pas déjà ce que font tout les cosplayers DE BASE lorsqu'ils passent sur scène ? Je remercie donc encore une fois Madame Langue de Bois pour cette subtile fausse nouveauté.
Second ajout annoncé: le Japanese Talent Show (pourquoi un titre en anglais ?). Pour résumé rapidement, vous passez sur scène, vous montrez votre talent ayant un lien avec la culture japonaise et le jury élit le meilleur pour qu'il puisse gagner des billets d'avion vers le japon. ENFIN ! ENFIN ! Une véritable « nouveauté » ! Le problème, c'est que ça risque de finir en simple concours de chant et donc perdre son coté original.
Et on arrête là avec la présentation de la convention et des nouveautés. Seulement une seule réelle nouveauté qui sent bon le pot pourri. Youpi, enfin une convention qui donne envie... Vite je saute dans le prochain métro je m'y rends... aurait été sûrement le comportement attendu par les organisateurs après la lecture de ce petit pavé de texte (qui a dû surement être lu que par des gens qui cherchaient une raison de venir).
On va pas se diriger vers les exposants tout de suite, on verra ça lorsqu'on parlera de l'intérieur de la convention parce que c'est connu, il ne faut pas se fier à la liste fournie par le site.
Bon allons voir plutôt ce que le programme à base de « FUN et SPECTACLE » a à nous offrir : on clique sur l'onglet « Programme ». On arrive sur une petite page indiquant « Les temps forts du Salon »... Mais on a cliqué sur Programme là ! Heureusement, il y a EN EXCLUSIVITE le programme du salon.
Premier constat : c'est vide. 3 lieux avec des événements dans la convention et tous offrant d'énorme pause de un quart d'heure à une demi heure facilement... à l'exception de l'espace Bulle Japon. Donc en gros, les organisateurs de la convention se font pas très chier et laisse tout faire à Bulle Japon. Notons au passage que le Cosplay sur la grande scène était présenté par cette même association. Donc en gros, la convention sous le signe du FUN et du SPECTACLE, c'est la convention de Bulle Japon ! Histoire de nous consoler un peu, on peut voir que Yoshitoshi Abe et Yasuyuki Ueda seront présents et feront des dédicaces pendant le salon.
Mais bon la consolation ne durera pas : PES League 2010. Mais... Mais, qu'est-ce que ça a comme rapport avec la culture japonaise ?! Bon c'est bon, j'ai compris, pas besoin de m'aventurer plus loin dans le programme, la description de l'événement nous ment sans aucune dignité. Après tout, qui va lire le programme ET la description avant ?
Bon après un petit sondage sur Twitter sur les présences de personnes intéressantes, on se rend rapidement compte que le salon intéresse personne. Certains préféreront aller faire du Street Fighter 4 plutôt que de se déplacer en métro pour aller à Lovin' Japan et ça se comprend quand on voit ce site.
Rassemblant toute la motivation possible et imaginable, on finit par se décider d'y aller. Malheureusement, les poireaux n'ont pas réussi à se motiver pour aller déambuler dans les allées de la convention et le chef est parti tout seul.
Arrivé après un métro très calme au parc de La Villette pour faire la queue avec un peu plus de 15 minutes d'avance sur l'horaire pour les ventes sur place; Les pré-ventes rentrant avec une heure d'avance. On se retrouve dans une file d'attente d'une dizaine de mètres et surtout, des pré-ventes encore en train de faire la queue. L'organisation du dit événement commence bien. Ah, coup de chance, les ventes sur places commence avec un peu d'avance et rentrent à 10h20-25 à la place de 10h30, enfin une bonne nouvelle. Après s'être fait sucré 10 euros sur la carte bancaire (*sic*), on rentre enfin dans la convention. On commence donc par l'habituelle vérification des tickets. De gentilles filles en Yukata (Kimono de cérémonie japonais) nous souhaitent la bienvenue et nous donnent l'habituel sac remplit de pub avec cette fois-ci... juste le programme. Il fallait comprendre que ce sac permet de réceptionner tout les flyers qu'on a reçu pendant les quelques minutes de queue. Oui parce que à chaque étape de la file d'attente: En entrant, pendant et en sortant, vous receviez des superbes flyers pour d'autres conventions, des magasins de manga ou encore le superbe Japan Anime Style (On reviendra dessus un autre jour).
Après avoir pris le temps de vérifier le contenu du sac et l'avoir rempli de flyers, on lève enfin le regard pour voir à quoi ressemble la convention pour apercevoir ça :
Première chose que l'on voit, un magasin de HK qui ne vend quasiment QUE ça. Waouh, ça commence bien... Bien décidé à voir ce qu'il y a dans la convention, on se ballade un peu au hasard des stands pour voir ce qu'il y a de bien sympathique dans cette convention : première allée : des magasins, un stand de jeux vidéo par AsianEFREI puis arrivée à la scène. On rigolera face au stand Commissariat complètement vide qui deviendra surement un même pour les visiteurs de la convention. Après avoir cherché un bon moment après des produits qui ne sont pas des contrefaçons, on se décide de s'aventurer dans une seconde allée : Même constat sauf que AsianEFREI est remplacé par Bulle Japon. On rigolera quand même un petit coup sur le stand de jeu de go complètement vide. L'organisateur avouera avoir des sets de mahjong chez lui mais ne pas avoir pensé à les ramener (Dommage). Okay, ça commence bien, le premier tour de la convention donne pas vraiment envie.
On se décide donc de sortir le plan pour parcourir les coins de la convention qu'on a pas encore vu... Oh, un stand Epitanime ! Allons nous refaire un peu le moral avec du karaoké ! Et là, c'est un drame... pire qu'un drame, le stand de Epitanime marqué sur le plan est introuvable. Ou est ce foutu karaoké ? Comment allons nous survivre dans un enfer d' « EPIC FAIL »(comme le fait remarquer Total Manga dans ses tweets dimanche) sans karaoké ?
Partant rapidement du stand PES League qui se tenait où aurait dû être le stand Epitanime, on décide de perdre notre temps sur le stand Bulle Japon, seul endroit ou il semble y avoir du « FUN et SPECTACLE ». Apparemment, la conspiration francophone pour la promotion du poireau n'était pas la seule à avoir eu cette solution de repli et très vite on rencontre FFenril, Tetho, des membres du BakaClub de l'ENSIIE et d'autres têtes connues par ci par là.
Mais bon entre temps, on a quand même eu le temps de Troller un peu sur les questionnaires de Bulle Japon. Merci pour les quelques fails sur les questions : entre les questions aux réponses fausses ou tout simplement celles faisant référence à des choses illégales, il est difficile de trouver ça très sérieux. Merci aussi pour les nombreux spoilers dans les différents jeux : Les derniers chapitres de Naruto (à plus ou moins 2-3 ans près) ne sont PAS de la culture générale et donc ne devraient pas être posé comme question « simple ». On devrait même se dire que ça ne devrait pas être formulé pour la simple et bonne raison que c'est gâcher le plaisir de toute personne n'étant pas « à jour ».
Les jeux s'enchainent comme d'habitude sur le stand de l'association pour la promotion de la culture japonaise. Si ceux-ci sont relativement divertissant en général, on se plaindra du répertoire limité des réponses : Bleach, Naruto, One Piece, D Gray-man et Hitman Reborn! Apparaissent chacun au moins une fois dans chaque jeu. Il est sûr qu'une bonne partie de la populace lit ces mangas (enfin lisait vu que Shueisha fait des actions contre le piratage de ses mangas ) mais il n'y a pas que ça de sorti en France !
On donnera un petit bonus quand même au petit jeu ou il fallait nommer 5 gundams apparaissant dans une vidéo même si ce il y avait un gros point noir : Il suffisait de citer la dernière évolution du gundam du héros de n'importe quelle série du meta-univers pour être sûr de l'avoir dans la vidéo. Comprendre que donc 5 Gundam à trouver dans la vidéo était un peu trop facile (surtout quand la réponse « Gundam » pour le RX-78-2 été acceptée).
Malgré ces quelques points négatifs, ce fut le stand le plus attractif et divertissant de la convention donc continuez comme ça Bulle Japon mais essayez juste d'être moins « Mainstream »(comme disent les gens). (Et merci de pas insulter dans les commentaires, parce qu'un avis a été exprimé sur votre association)
On se rend rapidement compte qu'on a passé la journée au stand Bulle Japon (parce qu'il n'y avait que ça à faire) qu'on en oublie presque qu'il est temps de recevoir une dédicace par Abe et Ueda, LA raison de venir à Lovin' Japan.
Le système de dédicace était bon à cette convention, on peut pas le nier. Très simple : les premiers inscrits sur une liste au point info ont accès à la salle de dédicace à l'heure de la séance. Les dédicaces sont faites dans l'ordre de la liste dans l'une des rares salles isolées de la convention.
Il est sur que le système a relativement bien marché parce qu'il n'y avait pas foule à la convention, mais au moins ça donne l'impression que les gribouillages des auteurs sont accessibles pour tous. Pas de tickets à payer plus cher ou autre bizarrerie du genre, le système est simple et efficace.
Finalement, si l'on résume le samedi de la Lovin' Japan, à part le Stand Bulle Japon et deux trois trucs sur la grande scène, il n'y avait pas grand chose à faire. Bref, on cherche encore le coté « FUN et SPECTACLE » annoncé par le site.
De toute façon, du coté du public, on voit le rejet clair de la convention : pas grand monde de présent.
Les professionnels sont mécontents : Personne pour acheter, des stands bradés à la fin.
L'organisation a enchainé les ratés : Communication erratique, manque d'information aux visiteurs assez sidérant, scène qui pollue les oreilles de l'ensemble de la convention au point qu'il faut crier pour s'entendre...
Le dimanche était pas très joyeux non plus pour la convention : les places ont été bradés puis même distribuées, le « TalkShow » de Abe et Ueda s'est terminé par un « c'est qui qui gueule le plus fort » pour pouvoir remporter des shikishi réalisés par les deux compères.
Autant dire que même si la convention est possiblement rentable pour les organisateurs, le public et les professionnels n'ont pas été satisfaits. Une Lovin' Japan 2 ne verra donc surement pas le jour et on aurait envie de dire que c'est tant mieux.
Ecrit par le 2010-04-28 23:17:50
Yakitate Japan Expo 2009
Voici le debriefing de cette mission par leur supérieur Naouak.

Nos trois poireaux ne purent être présents que le Samedi car ils devaient partir ensuite en mission dans les hypermarchés afin de rameuter des troupes. Un jour suffit amplement pour pouvoir faire un bilan de cette année.
Cette année ne sera pas un grand cru pour la Japan Expo (Certains trolleurs diront que cette convention ne fera jamais de bon vin). Une mauvaise année car un bon nombre de petites choses gênantes se sont empilées créant ainsi une mauvaise ambiance.
Comme à l'accoutumé, le public de Japan Expo est très peu ouvert à la socialisation hasardeuse. Difficile de parler avec un inconnu des thèmes que l'on aime tant. Jamais au détour d'un stand on parlera avec une personne sur un sujet aléatoire pendant 30 minutes.
L'opération devient de plus en plus difficile chaque année car la moyenne d'âge semble baisser chaque année. On rencontre quand même toujours les mêmes habitués des conventions au détour d'un stand mais les enfants de 10-14 ans surfant sur la vague Naruto sont de plus en plus présents chaque année.
Les "narutards" (mot valise entre "naruto" et "retard", attardé en anglais) n'étaient pas le public qui s'affirmait le plus dans cette convention.
Vous n'êtes surement pas sans le savoir, CLAMP, célèbre groupe de mangakas, est venue à la Japan Expo. Ce fut l'occasion pour tout les fans de déchainer leur passion et ouvrir leur porte feuille pour venir à l'évènement. Résultat: 36000 cosplays tirés de mangas de CLAMP, une file d'attente au point info gigantesque pour le tirage au sort des dédicaces de CLAMP mais encore et surtout, du fanboy et de la fangirl de CLAMP qui ne jure que par Card Captor Sakura et Tsubasa Reservoir Chronicle.
Encore est-il que ça n'aurait pas été gênant si ça se s'était cloisonné à ça. Les membres du groupe de mangakas étant considéré comme des déesses, les exposants, fanzines et associations n'ont rien trouvé de mieux que de faire presque que des activités sur CLAMP. Des stands avec uniquement du CLAMP chez Pika; Kaze qui arborent en tête de stand que des produits de CLAMP; des files entières de stand de fanzine avec des fanarts CLAMP; des karaokés avec uniquement du CLAMP (on reviendra dessus d'ailleurs)... Bref, les personnes qui n'aiment pas ou sont indifférentes envers CLAMP ont subit un enfer. On en serait même à dire qu'il existe trois types de publics à éviter en convention maintenant: le narutard, le haruhitard et le CLAMPins (© Naouak).
Dans les invités, on recevait aussi un groupe de lolis chanteuses nommé AKB48. Même si l'effet était moindre par rapport à CLAMP, il était semblable: du fanboy et de la fangirl à tout les coins du parc d'exposition.
Pour rester dans la musique, le karaoké de Japan Expo mérite un lynchage collectif sur la place publique. Après avoir déplacé le karaoké dans une petite salle introuvable, les organisateurs ont décidé que cette activité phare en convention n'aurait pas lieux tout le temps. A la place de ça, on va mettre une association de drama dans la salle tout la journée. Autant dire que la salle karaoké n'a pu exister qu'une fois que cette association est partie (car le Poireau n'aime pas le drama).
Le karaoké fut un spécial CLAMP. Résultat: du CLAMPin dans la salle et un Code Geass tout les 3 génériques. Des cris d'euphories sont entendus dés qu'un Tsubasa, xxxHolic ou Geass passe mais dés que un Card Captor Sakura ou truc plus obscur passe personne pour chanter. Il y a eu une exception quand même dans les cris d'euphories, personne ne semblait connaître le sublime OP de Tsubasa: Tokyo Revelations.
Ceux qui étaient aux commandes du karaoké étaient les membres de Bulle Japon qui méritent aussi un lynchage publique pour avoir utilisé des karaokés du BakaClub sans les mentionner nulle part. Merci le respect pour les personnes qui fournissent gentiment et gratuitement du travail que peu de monde veut faire.
Bulle Japon et Tengumi se sont comportés de manière très ingrates par rapport à l'Epitanime; certes ce n'est pas la même quantité de personne à gérer, mais un peu de gentillesse ne fait pas de mal.

Dans les derniers points négatifs, on peut citer le trop plein de monde et la chaleur étouffante. Heureusement Manga Mode et Sega ont eu la brillante idée de distribuer des éventails pour s'aérer un peu le crâne.
Heureusement il y avait quelques bons points pour sauver les meubles.
La SOS dan francophone étant encore présente cette année et même si ils semblaient moins animés que l'année dernière, ils ont proposés de nombreuses activités sympathiques l'après midi.
Le kumikyoku (medley de Nico Nico Douga) fut chanté tout les jours à 15 h; Un bon moment d'epic win.
Qui dit convention, dit rencontres avec les gens derrière tout ces blogs et site du web parlant de japanimation. Les poireaux ont rencontré des têtes connues comme le Raton, Axel, Gemini, Rukawa, Yuki, Sanji, QCTX, Moya ... etc. C'est toujours un grand moment de plaisir de parler avec eux de tout et n'importe quoi: Eroge, Dernier épisode de telle série, les loots faits...etc.
Finalement , le dernier bon point qui a lui seul sauve tout les meubles de l'innondation, le poireau commence à se faire connaitre dans le milieu. Pas rares furent les "oh le poireau de l'epita", "tiens le poireau de la dernière fois"... Un grand moment de bonheur pour les poireaux. [mode racontage de vie] J'ai d'ailleurs pu rencontrer une lectrice grâce à eux. :} [/mode racontage de vie]
Il faut tout de même préciser quelque chose à tout ceux qui se demande pourquoi un poireau: ce n'est en aucun cas pour faire Miku Hatsune ou Canarticho. Il faut noter que encore beaucoup de monde en France ne sait pas faire la différence entre un artichaut, un poireau et un navet.

Bref pour revenir à la Japan Expo, cette année était mauvaise: trop de Clamp, peu d'activités et toujours trop de magasins. Faites attention messieurs de la SEFA, bientôt vous ne pourrez plus dire que c'est une convention mais que c'est bel et bien un supermarché du manga.
On notera énormément de points à améliorer.
Il faut plus de place pour la convention, on est trop serré.
Fournir un plan directement dans le sac de "goodies" à l'entrée serait bien. C'est bien beau de fournir un guide du visiteur mais on va pas lire un livre de 50 pages au milieu de la convention.
Arrêtez aussi d'éloigner autant les animations du même genre les unes des autres. Il faut faire 200 mètres pour passer d'une salle d'activité à l'autre en bravant moult dangers que sont les prises de photos et les free hugs.
D'ailleurs, il faudrait dire à vos vigiles d'interdire l'entrée à ces gens. Ils font plus chier qu'autre chose. Et Messieurs les free huggueurs, ça marche pas comme méthode de drague.
Avoir plus d'activités sur les stands et dans les salles serait sympa. Certes les conférences c'est sympa mais bon elles sont pas forcément intéressantes.
Un véritable Karaoké en quasi continu serait sympathique aussi. Epitanime ne veut plus venir à Japan Expo, ça se comprend, mais il y a toujours moyen de trouver des solutions de secours.
Finalement, le point le plus important: Arrêtez le matraquage sur un auteur. L'indigestion de CLAMP se ressent dans les estomacs des gens qui sont assez indifférents envers eux.
Avant de clore cet article, un petit message à passer:
Vous avez des photos, des vidéos ou autre concernant les poireau, envoyez ça à tardiel@gmail.com
Merci.
Ecrit par le 2009-07-07 07:04:07
T'as Paris Et Pis T'as Nimes
Attention: Cet article contiendra énormément de première personne du singulier et très peu de photo. (ouf premier article en 2 mois ><)
Après quelques longues heures de boulot, je quitte enfin le travail en
direction de la gare pour rejoindre l'affreuse ville de Paris (nan sérieusement
c'est moche Paris). Je pars en TGV avec Drusilla vers Paris. Le FFenril nous
ayant lâchement abandonné en partant plus tôt. Après s'être gouré de station de
métro (mais pas tant que ça en fait), on arrive finalement à l'epita pour faire
la "queue".
J'ai découvert avec stupeur que le caméraman du Raton avait perdu ses cheveux
et j'ai fait la connaissance de gens de la blogosphère: Arez, Tetho, etc ...
(trop de nom à retenir).
On tombe sur Shade, rédacteur en chef du Made In Japan qui dû faire face aux
questions impitoyables du Raton qui après un bon moment passe le relai à
DarkSoul.
Et finalement, avec 15 minutes d'avances, à 19h45, on rentre calmement dans la
conv'. Accompagné de FFenril, Tetho, Arez et Drusilla, on commença donc par la
salle Sega pas prête du tout à accueillir les foules de gamers. Tetho me fout
une branlée au score sur Metal Slug tout en tentant de jouer à une borne à
coté, Arez de Soviet Voice joue à un jeu de SS (dont j'ai complètement oublié
le nom complet).
Après 15 bonnes minutes d'amusement, on finit par sortir de là pour rejoindre
le karaoké principal qui lui aussi est pas prêt (décidément). La quinzaine
d'otaques présent se met à chanter en cœur des classiques pour finalement être
rejoint peu à peu par de la foule. Malgré le monde, l'ambiance n'a jamais été
là.
D'ailleurs sur le peu de fois ou je suis passé sur la salle de karaoké
principale, peu de fois l'ambiance de l'année dernière était au rendez-vous. Il
y avait énormément de dormeurs et de chanteurs passifs. Je suis même outré
d'avoir été le seul à un moment de gueuler sur G Gundam.
On a tout de même réussi à mettre un peu d'ambiance par moment avec un Dango
Dai Kazoku -millitary men version- de folie dimanche matin (qu'il faudrait
refaire en enregistré), et un Gao Gai Gar FINAL (sans S) qui a bousillé ma voix
pour le restant de la semaine.
Heureusement qu'il y avait une seconde salle de karaoké planquée qui
accueillait majoritairement des gens de la blogosphère qui avait de l'ambiance
et des chansons quelles sont sympa à chanter.
Et pour en finir avec le karaoké, messieurs (et mesdames) les otaques, quand
vous choisissez de chanter quelque chose, évitez les trucs obscurs comme les
génériques de sentais et séries de mechas des années
La majorité des diurnes de la tanime consistaient pour ma part à aller looter
chez bulle japon et Tengumi. Je me suis découvert une passion pour
"L'Otak' contre attaque" de Tengumi.
Ce jeu est assez simple, le principe est de coller les animateurs du jeu sur un
manga, un anime ou un jeu vidéo sorti en France en posant une question. S’ils
répondent bien, on est éliminé, sinon on retourne dans la file. Toutes les dix
colles posées aux présentateurs, on gagne un lot et on sort du jeu.
Je me suis bien amusé avec mes questions sur les films récapitulatifs de Gundam
0079 et de .hack. J'avoue même avoir été méchant par moment mais bon c'était
pour gagner du Silent Moebius (je reviendrais sur celui là plus tard) donc ce
n’est pas trop grave.
Comme autre jeu sympa, il y a le fameux "Find Or Die" souvent abrégé
"F.O.D.". Le principe lui aussi est simple: l'animateur énonce un thème.
Chaque joueur à son tour dans la file doit donner un élément y correspondant.
Si le participant ne sait pas répondre, il est expulsé. Et ça continue jusqu'à
ce que l'animateur décide de changer de thème. Les questions n'étant pas tout
le temps facile: Citer une série qui se termine mal, une série ou la terre est
détruite, un héros qui a battu le record du monde de vitesse... Des sujets
souvent assez inattendus et souvent corsés.
Et finalement, il reste un dernier jeu qui vaut le coup d'être mentionné: le
1,2,3 Hentai. Ce jeu contrairement à ce que certains croyaient, ne demande
aucune connaissance en animation ou manga. Le principe est extrêmement simple:
Les mêmes règles que 1,2,3 Soleil, sauf que lorsque l'on ne doit plus bouger,
il faut faire une pose dites "hentai" (une pose perverse). Bien sur,
on peut utiliser les autres joueurs pour réaliser ses poses ce qui finit par
donner des situations très cocasses ou 4-5 joueurs masculins sont en lignes et
miment le fait qu'ils mettent dans "la boite à caca" de leur voisin
d'en face leur bâton magique. Inutile de dire qu'avec le poireau, on s'est bien
"amusé". C'est dans ces moments là qu'on est dégouté de pas avoir
d'appareils photos.
L'un des "jeux" les plus difficile de la tanime, c'est esquiver les
activités de Kajian (association sur les dramas) et son groupe de fan girls.
S'il-vous-plait arrêtez de gueuler "Yamapi" dés que vous voyez une
photo de lui, ça nique les oreilles et ça fait chier tout le monde.
Le temps est passé vraiment vite entre les nocturnes musicales et les diurnes
festives au point qu'arrivé à la fin on a l'impression de n'avoir rien fait de
sa journée. J'ai quand même rapporté un nombre conséquent de souvenirs de
l'épitanime grâce aux jeux de bulle japon et Tengumi.
Vous le savez surement, si vous achetez une prévente 2 jours, 2 nuits, vous
recevez à l'entrée un superbe dvd. Cette année la sélection de dvd était...
très variées: Silent Moebius volume 1 et 2. Il faut savoir aussi que les
disques non distribués à l'entrée, se retrouvent aussi en lot dans les jeux.
J'ai donc pu repartir avec un total de: 7 volume 1 de Silent Moebius et 3
volume 2. Cela fait toujours plaisir de se faire offrir quelque chose. Mais
quand vous offrez ça à l'entrée, demandez à Déclic Images de ne pas mettre
l'intégrale collector à 5 euros sur leur stand.
Heureusement que l'ensemble des lots n'est pas constitué de ces DVD, j'ai tout
de même pu repartir avec des lots sympas: le pack 1 collector de Ah! My
Goddess, le livre Tokyo Décadence (que je n'ose pas encore ouvrir), quelques
volumes de mangas (dont le premier volume de mahou tsukai ni taisetsu na koto)
et des premières parties de séries en dvd.
Bref, un loot assez sympathique si l'on considère que je n'y ai mis pas un seul
euro.
Restons dans le loot en parlant de la superette de la tanime. J'ai été plutôt
déçu cette année par la répartition et la signalétique des magasins et stands.
Aucun moyen de savoir hormis le booklet distribué aléatoirement contenant le
plan où est quel magasin. En plus cette année, les différents tenanciers n'ont
pas trouvé judicieux d'indiquer d'une manière ou d'une autre le nom de leur
magasin sur le stand. On devine donc que le stand Beez est à l'entrée par la
présence de dvd Gundam Wing, Kaze sur le coté aussi grâce aux disques présents
et déclic images grâces à leurs promos toujours plus surprenantes d'années en
années.
Les stands de fanzine étaient encore une fois relégués au fond du sous sol, les
laissant dans un coin pas facilement accessible et pas très visible. Même si je
ne suis pas un supporter actif des fanzines, je trouve dommage qu'ils soient
aussi peu mis en avant.
Il faut tout de même féliciter les organisateurs de l'épitanime pour la faible
présence de HK cette année dans la convention.
Je suis ressorti de la superette avec deux figmas (Rin Tohsaka et Shana) pour
50 euros ce qui est un prix relativement honnête.
Je suis un peu déçu d’avoir raté tout les cosplays sur scène
et les rassemblements de haruhi.fr mais bon il y avait trop de trucs à faire et
pas assez de temps pour. Je suis quand même très content d’avoir fait la
connaissance de pleins de personnes de la blogosphère.
Ce qu'il y a à retenir de l'épitanime 2009, c'est:
- La très faible présence de
HK
- Les karaokés toujours à
jours et variés
- La présence d'une grande
partie de la blogosphère
- L'Epic Fail de Corsaire et
Axel avec leurs fausse histoire de grippe porcine à HongKong
Ce qu'il y a à améliorer l'année prochaine:
- Les DVD distribués
- La distribution du booklet
avec le plan et le planning
- Faire disparaitre Kojian et
les fans girls drama avec
- Mettre des putains de contours aux sous titres du karaoké pour qu'ils soient toujours lisible relativement facilement
- Mettre de l’ambiance dans l’amphi karaoké pour éviter que ça dort tout le temps
- Faire un vrai Kumikyoku sur
scène
Le prochain rendez-vous otaku auquel je participerai en compagnie de mon
poireau prochainement sera surement
Merci au MediaCenter de Axel pour les photos.













