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Hey, à Onze, on peut faire une équipe de foot !

Il y a des jours comme ça où l'on trouve par hasard une œuvre complètement inconnue et que sur un coup de tête, on se décide de la regarder. Aucun synopsis regardé avant, aucune connaissance du cast, juste un titre. Ce fut mon cas lorsque j'ai lancé la lecture de « Juuichinin iru », titre qui se traduit par « Ils étaient onze »; un petit film datant de 1986 sans grande prétention.

Pour rentrer dans la plus grande et prestigieuse école de l'univers connu, les élèves doivent passer une série d'examens très difficiles. Arrivés à la dernière épreuve de cet examen, les concurrents sont répartis en groupe de 10 et sont envoyés dans un vieux vaisseau pour survivre un total de 53 jours sans aide extérieur.

Le problème est que arrivé dans le vaisseau, le groupe d'élève que suivra le film est composé de 11 personnes alors qu'au départ, ils n'étaient que 10.

Basé dans un univers de science fiction, « Ils étaient onze » ne brille pas par son background qui n'est que brièvement expliqué au tout début du film. Je ne pense pas que l'auteur du manga original n'aurait du mal à avouer que ce décor n'est là que pour l'aider à créer la situation qui serait assez difficile à retranscrire dans notre époque.

Ce qui pourrait faire de ce film un classique que tout le monde devrait voir, c'est plutôt pour son point de vue différent du thriller américain typique de huis-clos (ou plutôt devrait-on dire « onze-clos » ici) : plutôt que de chercher sans cesse qui est la onzième personne, les personnages se décident de faire avec. Après tout, ce onzième personnage n'est pas forcément un tueur en série qui veut se venger d'un grand chagrin de son enfance que l'un des élèves lui aurait infligé sans le vouloir.

Bref, les fans d'enquête et de mystère seront autant déçu que s'ils étaient partis voir le dernier film Sherlock Holmes : ici point d'énigme dont on cherche la solution, l'objectif principal, c'est la survie dans cette carcasse de vaisseau interstellaire échouée.

Étant l'adaptation d'un manga de Hagio Moto, la mangaka qui est considérée comme la « mère-fondatrice » du shoujo, il est de rigueur qu'une romance soit de l'ordre de l'histoire. Pourtant, parmi les onze personnes présentes dans le vaisseau, aucune n'est une femme et il n'y a pas de boy's love. Autant vous le dire tout de suite, Hideyoshi n'est pas le seul !

Du point de vue de la technique et de l'équipe qui a travaillé sur le film, il est difficile de citer un nom qui soit connu ou qui vous donnera envie de voir ce film. L'animation est très moyenne surtout si on compare le film à La Contre-Attaque de Char qui est mieux animé que n'importe quelle série actuelle alors qu'il a plus de 20 ans. La mise en scène est assez typique des huis-clos intergalactique et rappellera ces épisodes de Stargate et Startrek qui utilisent le même genre d'ambiance. Les voix sont peu connues et ne brillent pas d'une interprétation hors-norme. Pour résumer ça rapidement, la production est moyenne.

Mais c'est pas pour autant que c'est un film à laisser de côté. Il est difficile de recommander ce film comme un très grand classique que tout le monde doit voir au moins une fois dans sa vie. Si par contre un jour vous tombez dessus (avec énormément de chance) et avait le temps de le visionner, je vous le recommande vivement, ne serait-ce pour voir à quoi ressemblait les premiers pas des shoujo. Ce film est un très bon passe temps qui même s'il n'a pas super bien vieilli, il se laisse regarder et apprécier.

Ecrit par le 2010-03-24 23:58:10

Bokura no Summer Wars Game

Si peu le prédisaient, l'avant-première de Summer Wars à l'UGC ciné-cité des Halles le 23 février 2010 à fait salle comble, un fait assez rare pour un film d'animation en France. Il faut dire que c'est sûrement dû à la présence de Mamoru Hosoda, le réalisateur du film et aussi d'une grosse campagne à coup de buzz de la part de Kaze, l'éditeur en France du film.

Avant d'aller un peu plus loin sur l'évènement il est de rigueur de présenter un peu mieux le contexte. Mamoru Hosoda est surement une personnalité du monde de l'animation qui vous connaissait sans pour autant en connaître le nom. Il était à l'origine un storyboarder et animateur clé chez Toei Animation, le studio qui réalise depuis un bon paquet d'années One Piece au Japon. Après avoir réalisée les deux premiers films Digimon (qui sont pas complétement les même que la version occidentale) et le sixième film One Piece, il décida de couper court son partenariat avec la Toei. Ce n'est que quelque temps plus tard qu'il se rapprocha du studio MadHouse pour réalisé un film qui est maintenant considérable comme un classique de l'animation : La Traversée du Temps (Toki wo Kakeru Shoujo en japonais).

Ce dernier était l'adaptation d'un roman classique japonais en une version un peu revisitée pour en faire un film d'animation qui fut l'unanimité chez les fans d'animation.

Pour ne pas rester sur ce succès, il décide de réaliser un second film avec le studio MadHouse, Summer Wars.

Oz est un réseau social hors norme, il est un peu l'assemblage de twitter, facebook et Second Life en un seul et unique réseau social. La plupart des grandes institutions s'y sont installées et une véritable seconde vie existe pour plus d'un milliard de gens sur le net.

Kenji Koiso a obtenu de sa camarade un petit boulot pour ses vacances : se faire passer pour son petit copain auprès de sa famille, un vieux clan japonais qui a servi dans les armées des Takeda (pas ceux de Rance). Son séjour dans le manoir de la famille se serait bien passé si les autorités ne l'avaient pas accusé d'avoir piraté OZ.

Avant même que le film soit disponible en DVD ou en Blu ray au japon, Kaze a récupéré les droits de diffusion du film en France afin de nous faire parvenir sur grand écran le chef d'œuvre de Mamoru Hosoda. Le film leur a plu et ils veulent le faire savoir en mettant le paquet sur la communication sur cet événement.

Il est vrai que le film est une superbe surprise même si on s'attendait déjà à un travail de qualité quand on connait les travaux du Mamoru. D'ailleurs connaître son parcours cinématographique est plutôt un mal lorsque l'on voit le film parce qu'il a énormément de ressemblance avec l'un de ses premiers films, Digimon Adventures : The Movie 2 : Bokura no War Game (d'où le titre de l'article). Ce film raconte le piratage de l'internet par un digimon inconnu et les digi-sauveurs viennent à la rescousse pour sauver le réseau mondial. Le scénario ressemble sensiblement à ce qui se passe dans OZ pendant le film.

Heureusement pour le public, même si les astuces scénaristiques des deux films sont semblables et que le style graphique est proche, le fait que Summer Wars ne soit pas lié à une licence et que le film soit trois fois plus long que Digimon le rend assez unique pour qu'on s'en réjouisse tout le long même si le suspense est relativement peu maintenu pendant le film si l'on connait le scénario du long-métrage Digimon.

Mis à part ce point sombre, le film est à la hauteur des attentes de nombreux publics : L'animation est tout simplement somptueuse et on cherche bien à la montrer en faisant fourmiller de partout les détails. L'humour est omniprésente grâce à la réalisation qui se permet d'utiliser les détails de l'animation pour rajouter des petits gags simples mais efficaces (mention spéciale à la carpe volante). Les geeks effarouchés ressortiront contents de ce film car il n'y a pas vraiment de grosse erreur au niveau du background en ce qui concerne le coté technique de la chose. Finalement le grand public verra un film qui lui rappellera le facebook ou myspace qu'il côtoie tout les jours avec son portable et son ordinateur. Hosoda nous a pondu ici une œuvre qui convient à tout les publics et ça s'est bien vu avec le succès phénoménal qu'il a eu au japon.

Si l'on omet la ressemblance avec le second opus des films Digimon, on a ici un film absolument fantastique. Il est à noté que c'est l'une des rares fois ou l'utilisation d'images générées par ordinateur se prête si bien à la vidéo et pourtant on a ici un des meilleurs rendus jamais vu dans de l'animation japonaise. On sent un véritable travail pour coordonner la réalisation 2D et 3D un peu comme le scénario qui coordonne internet et réalité. Les dessins sont parfaitement incrustés dans le monde en troisième dimension de OZ et l'on a du mal à différencier ce qui est fait par l'ordinateur et ce qui est dessiné au crayon. D'autant plus que certaines séquences faites à l'ordinateur ont tellement de détails que l'on peut vraiment voir que les animateurs 3D se sont fait chier pour nous pondre ce film.

Finalement, les plus philosophes d'entre nous se verront ravis par les nombreuses thématiques superbement amenées par le film qui ne nous fait pas poser de questions mais plutôt nous rappelle les petits plaisirs de la vie qu'il ne faut pas perdre. Si OZ est un peu une métaphore de l'évolution de l'internet, on voit que trop faire confiance à ce genre de réseau peut nous être fatal mais pourtant c'est pas ce que veux nous faire dire le film. Ce long-métrage cherche à nous rappeler que lorsqu'on rencontre une épreuve aussi insurmontable soit-elle, on peut toujours compter sur quelqu'un pour nous aider, et surtout la famille. Les liens qu'à Kenji avec la famille illustrée dans le film nous prouve aussi qu'une famille ce n'est pas forcément qu'un lien de sang, c'est juste une union face à l'adversité.

Au final ce film, même si il peut être vu comme une upgrade de Bokura no War Game est en fait une ode à la famille et à l'unicité plutôt qu'une mise en garde face aux méfaits des réseaux sociaux.

Après la diffusion du film dans le cinéma, le cher Hosoda a répondu aux questions des fans. Même si on a eu deux fois la même question sous une forme différente, il est a noté deux questions très pertinentes de la part de Tetho et d'un inconnu : « On voit que des Nintendo DS et aucune PSP pendant le film, pourquoi ? » et « Dans La traversée du Temps et dans ce film, on voit qu'une grande importance est attribué aux chiffres, avez vous un fétichisme ? ». Hosoda a joyeusement répondu pour la première question qu'il était ami avec Shigeru Miyamoto, le papa de Mario en ce qui concerne la première question. Pour la seconde il a avoué ne pas savoir et a raconté pleins de choses pour faire passer le temps en cherchant la réponse à la question qu'il n'a finalement pas trouvé.

On ne remerciera jamais assez Monsieur Mamoru Hosoda de s'être déplacé jusque Paris pour nous faire découvrir son incroyable œuvre et aussi d'avoir été d'une gentillesse incroyable face à la horde de fans qui voulaient avoir une dédicace après la séance. Merci aussi à Kaze et à Eurozoom de nous avoir ramené la licence en France et rendez-vous tous le 9 juin dans les salles obscures pour voir ou revoir ce somptueux film. Par contre on ne remerciera pas UGC d'avoir tenté de nous refourguer la copie HK de Hosoda, Momaru Hasado, à plusieurs reprises pendant l'évènement.

PS : Merci à Nyo pour le titre.

Ecrit par le 2010-02-25 00:22:08

Film Gundam 00, plus d'infos !

La nouvelle a circulé sur les forums de 2ch dans la nuit, on a plus d'infos sur le film Gundam 00 annoncé dimanche après la diffusion du dernier épisode de la série.

Attention tenez-vous bien, la nouvelle est surprenante: il n'y aura pas un seul mais plusieurs films Gundam 00.

On apprend entre autre qu'il y aura 3 films récapitulatifs de la série qui seront peut-être diffusé en DVD directement, une suite de la série expliquant les bizarreries dans l'épilogue et remettant en scène les Gundam Meisters de la Celestial Being.

Mais il reste un film plus surprenant encore qui doit sortir: un live action !

Un live action est une adaptation en film non-animé jouée par des acteurs humains. C'est un passage de l'animation au réaliste.

Apparemment cette information viendrait d'un assistant de James Cameron, le réalisateur présumé. Les producteurs seraient Sunrise, Bandai Entertainment Japan et USA.

Il y aurait même déjà des personnes qui auraient été choisies pour jouer les rôles des Gundam Meisters.

On cite par exemple, Dev Patel, le hèros de Slumdog Millionnaire comme étant l'acteur qui incarnera Setsuna F Seiei. Lockon Stratos serait quant à lui par Orlando Bloom et finalement Tieria Erde par Daniel Radcliffe.

Personne n'a encore été sélectionné pour le rôle de (H)Allelujah Haptism mais les rumeurs vont de bon train sur /m/ et 2ch. On entend des noms voler dans tout les sens mais le petit préféré de /m/ serait Steven Seagal.

Pour ce qui est du scénario du film, il raconterait le début de la première saison de Gundam 00. Le long métrage s'arrêterait juste avant l'exercice conjoint entre les trois puissances planétaires. Le scénario serait largement adapté pour qu'il puisse être sans suite au cas où il ne marcherait pas.

Les adaptations en live action semblent être en vogue dernièrement au japon et dans le monde entier. Après les Death note, 20th Century Boys et Dragon Ball Evolution, Keanu Reeves aurait pour projet Cowboy Beebop et plusieurs autres licenses d'animes ont été acquises par des studios Hollywoodiens ces dernières semaines.

On apprend aussi cette semaine sur le site de TypeMoon qu'une adaptation de Tsukihime en live action est aussi prévu. Yahoo! Japan annonce quant à lui que Neon Genesis Evangelion aura lui aussi le droit à une adaptation.

Que de réjouissances pour les fans de live action ! (et que de pleurs pour les fanboys)


Mise à jour:

Apparemment, d'après 2ch encore une fois, James Cameron aurait contacté hier le studio d'effets spéciaux de George Lucas, Industrial Light&Magic. On pourrait donc espérer de sublimes effets spéciaux pour ce film. À croire que Sunrise veut faire oublier la bouse qu'était G Saviour.

Ecrit par le 2009-04-01 00:08:34