Home Made Naouak

Toi aussi acquiers un grand e-penis avec du fansub !

Aujourd'hui, on va faire un peu comme les émissions chocs de chez M6, on va faire un reportage sur du fansub, l'envers du décor. Nous avons recueilli quelques propos de la part d'un team de fansub. Ce groupe pirate (que nous ne citerons pas) réalise des fansubs à partir des sous-titres publiés par Crunchy-Roll en français de nombreuses licences disponibles en simulcast en France (Goyou, Le Seigneur des Yokai, Shi-ki ou encore Highschool of the Dead). Les propos des interlocuteurs sont pour la plupart réécrit pour qu'ils soient compréhensible en français; le texte original étant dans un français déplorable.


Home Made Naouak(HMN) : Pour quelle(s) raison(s) faites-vous du fansub ?

Fansub (F) : On veut sous-titrer les séries jamais sous-titrées et les animes licenciés. On réalise des fansubs de simulcasts disponibles en France parce que leur qualité laisse à désirer. Enfin ce dernier point dépends du point de vue.

HMN : Ce sont les personnes qui se sont occupés du simulcast de Fullmetal Alchemist : Brotherhood de chez Dybex qui s'occupe de Highschool of the Dead. Les retours sur ce simulcast sont bons, vous pensez donc faire mieux ?

F : loool, J'ai regardé FMA:B pendant quelques épisodes chez Dybex mais je suis parti voir un fansub.

HMN : Pourquoi cela ?

F : La police utilisée est « beurk », pareil pour les génériques. Ensuite le visuel : les karaokés de Dybex sont en jaune et la police est pas assez simple et belle, etc. lol.

HMN : Pourtant Dybex ne met plus de karaoké dans les simulcasts de FullMetal Alchemist : Brotherhood depuis un bon nombre d'épisode. On voit donc que Dybex a été à l'écoute du public et a agi en conséquence.

F : Oui mais je préfère ce que fait une team de fansub aux réalisations de Dybex, lol.

HMN : Quid de KZPlay ? ce n'est pas Dybex qui réalise ces simulcasts. Pourquoi faire leurs simulcasts ?

F : Aucune autre team ne réalise ces séries là et c'est du licencié.

HMN : Pourquoi réaliser des séries licenciées ?

F : Quand on voit le boulot des studios qui les licencient... Et puis tout le monde regarde les dernières diffusions japonaises. Quand on sait qu'aujourd'hui que les nouveaux animes sont déjà licenciés avant même leur sortie...

Hmn : Vous affirmez faire du travail de meilleure qualité que les éditeurs, comment ?

F : Aujourd'hui, les DVD c'est dépassé, on veut du blu-ray.

Fansubbeur 2 (F2) : Si on fait le fansub d'animes licenciés c'est pour deux raisons : Tout d'abord parce qu'il n'y a pas de «Streaming » en HD de qualité. Ensuite la licence n'est disponible qu'en France ou en Europe. Si l'on veut suivre la loi dans les autres continents, il est tout à fait légal de réaliser ces fansubs.

HMN : Pourtant Crunchy-Roll récupère des licences globales (comprendre Mondiales), quelque soit votre continent, la production de fansub de ces simulcasts est illégal.

F2 : Crunchy-roll ne concerne que le Québec (Note : ce qui est complètement faux), en Afrique il n'y a pas d'éditeur (Note : encore une fois faux). On se moque de Crunchy-Roll tant qu'on a pas de loi nous interdisant le fansub. On fait ça pour le plaisir, c'est tout. Entre autre, on donne une meilleure qualité. Si les visiteurs ne téléchargent pas nos épisodes, ça sert à rien de les faire, ils peuvent aller voir les vidéos en streaming.

HMN : Pourtant la pratique du fansub est illégale ; vos serveurs sont en France et au Québec, ces deux pays ont des lois sur la propriété intellectuelle interdisant indirectement le fansub.

F2 : Je sais mieux que vous que ça n'est pas illégal. Si cela vous pose problème, allez porter plainte. Dybex a tenté de nous arrêter mais sans succès. Kazé va prendre des épisodes pas sous-titrés et les vendre (Note: Un bonus à celui qui comprend le sens de cette phrase).

Fansubbeur 3 : Je fait ça pour les Nigériens et parce que le coût de la vie a trop augmenté, je trouve qu'il est injuste de payer pour regarder un anime en cours de diffusion. Après tout, les japonais ont gratuitement ça à la télé.


La discussion s'est terminée après cette dernière réplique. Notre équipe fut banni du chat aussitôt. Au final, il est difficile d'extraire des arguments valables de cette conversation.

Pourquoi les fansubs ? Leur réponse, c'est faire mieux que les éditeurs.

Quid de l'illégalité ? « Ce n'est pas illégal » : à part dans de rares pays relativement petit, c'est illégal dans l'ensemble du monde. Et l'acte d'importer les vidéos issus du flux TV dans ces pays est souvent aussi illicite.

Bref, le fansub français actuel est formé d'hypocrite qui ne savent pas assumer qu'ils agissent illégalement. Un bon nombre d'excuses passeront pour dire que ce n'est pas illégal. Le chef de cette team de fansub ira jusqu'à se faire passer pour quelqu'un qui ne parle pas français (dans une team française) pour prouver que c'est pas illégal. L'époque du fansub pour les fans par les fans semble bien fini.

Ecrit par le 2010-07-14 13:42:49

Et si on simulait ? - édition Printemps 2010

Qui dit nouvelle saison d'animés, dit nouvelle série de simulcasts. Comme pour la saison précédente, les éditeurs nous proposent des simulcasts de séries en cours de diffusion au japon.

Simulcast, Késako ? Le simulcast est un jeu de mot entre Simultané et Broadcast (émettre, diffuser en anglais). Cela signifie qu'une œuvre est diffusée simultanément sur plusieurs supports. Dans le cas de la japanimation, cela équivaut à dire que les épisodes sont disponibles légalement chez nous quelques heures après la diffusion à la télévision japonaise.

Si il est sûr que cette saison s'avère pour le moment moins riche en simulcast que la précédente, on a eu le droit à un petit lot de nouveautés.

Commençons par voir ce qui reste disponible en simulcast par rapport aux saisons précédentes. Des 7 simulcasts disponibles auparavant (La Mélodie du Ciel, Dance in the Vampire Bund, Durarara!!, Cobra The Animation, Kobato, Fullmetal Alchemist : Brotherhood et The Book of Bantorra) seulement 2 continuent leur chemin. Durarara!! ayant prévu de s'étaler sur deux saisons, il continue à être diffusé gratuitement sur la chaine DailyMotion de Dybex; de même pour la nouvelle version des aventures des frères Elric qui continuent jusqu'au moins la fin du mois de mai.

Si Dybex continue 2 simulcasts sur les 3 qu'il avait la saison dernière, il n'annonce pas pour autant de nouveautés pour compenser la fin de Dance in the Vampire Bund. En même temps vu le retard accumulé pour cette dernière série, ils ont encore 3 séries en diffusion sur leur chaine DailyMotion.

Du coté de Kazé, second éditeur à faire du simulcast en France, c'en est fini avec La Mélodie du Ciel, Cobra The Animation, Kobato et Bantorra. Pour palier au vide laissé par ces 4 simulcasts, Kazé a décidé de faire une diffusion (assez anecdotique) hebdomadaire de Honey & Clover, série inédite en France. Ils ont aussi annoncé le lancement d'un nouveau label VOD : Kazéneo. Le but de celui-ci serait de fournir aussi bien en simulcast qu'en simple VOD des titres issus de la case horaire de la chaine FujiTV : niotaminA. Le label a commencé avec deux simulcasts : Goyô et The Tatami Galaxy.

Malheureusement pour le public français, seul deux nouveaux simulcasts ont été annoncés pour cette saison. Cela m'étonnerait que d'autres soient mis en place vu que la saison est déjà bien entamée et que toutes les séries ont démarré. Il faudra donc se contenter de deux nouveaux programmes et de la continuation de deux autres.

Donc au programme des simulcasts de cette saison:

Fullmetal Alchemist: Brotherhood



Nouvelle adaptation du manga de Hiromu Arakawa. Toujours avec le studio Bones connu pour avoir fait Eureka SeveN, Bounen no Xam'd ou encore la première série Fullmetal Alchemist.

Cette fois-ci contrairement à la première série, les épisodes suivent à la lettre les chapitres du manga.

Pour les quelques personnes qui ont vécus dans un bunker antinucléaire ces dernières années, voici le synopsis de la série :

Edward et Alphonse Elric ont commis l'irréparable : ils ont tenté de ramener à la vie leur mère grâce à l'alchimie. Cette science repose sur le l'échange équivalent, pour obtenir quelque chose, il faut donner autre chose de valeur équivalente. Pensant pouvoir faire revivre leur chère maman adorée en réunissant les composants d'un corps humain, ils tentèrent de transmuter l'être perdu. Malheureusement pour eux, la transmutation a mal tournée et ils y ont laissé des cicatrices. Edward à perdu un bras et une jambe tandis que Alphonse y a laissé son corps. Bien déterminés à récupérer leur corps d'origine, les deux frères se lance dans la poursuite de la pierre philosophale.

Retrouvez l'ensemble des épisodes gratuitement sur la chaine DailyMotion de Dybex ici.

Durarara!!



L'auteur de Baccano! a encore frappé avec une nouvelle série de roman qui cette fois se passe dans le quartier d'Ikebukuro. Encore une fois, on nous propose toute une série d'intrigues qui s'entremêlent. Plongez dans un quartier de grande ville ou de nombreuses bizarreries et rumeurs circulent : un motard sans tête, un homme tellement fort qu'il lance les distributeurs de boisson sur les gens, un restaurant de sushi russe... Même si la série est largement en deçà de Baccano! Cela reste un bon moment très agréable.

Comme pour Fullmetal Alchemist: Brotherhood, retrouvez l'ensemble des épisodes sur la chaine Dailymotion de Dybex.

Goyô



De son titre original Sarai-ya Goyô, cette série est l'adaptation du manga de Natsume Ono (auteur de Ristorante Paradisio) qui paraît actuellement chez Kana.

Au détour des épisodes au rythme très lent, on nous narre l'histoire de Akitsu Masanosuke, un ronin (samurai déchu sans appartenance à un Seigneur) très timide qui cherche à survivre. Il est repéré par Yaichi qui lui propose un job de garde du corps. Acceptant l'offre, il se retrouve emporté dans une organisation qui kidnappe des enfants pour survivre avec la rançon qu'ils en tirent.

La série est disponible sur le portail VOD KZPLAY à 0,99 euro l'épisode ainsi que dans leur abonnement (à partir de 4,99 euros par mois) qui propose une douzaine de séries dont les simulcasts. Le premier épisode est aussi disponible gratuitement sur Premiere.fr.

The Tatami Galaxy



Dernier simulcast de la saison, The Tatami Galaxy ( Youjou-han Shinwa Taikei en version originale) est l'adaptation d'un roman de Morimi Tomihiko par les studios Madhouse (La Traversée du Temps, Summer Wars, Card Captor Sakura ou encore Death Note).

Partant à cent à l'heure sur un trip visuel délirant qui donnera l'impression d'être sous l'influence de champignons hallucinogènes, la série nous racontera les conséquences de la première année à l'université de « Moi »(c'est le nom du héros, c'est pas l'auteur de l'article). Partant sur une narration style effet papillon, chaque épisode racontera une nouvelle version de la première année de lycée du héros.

Seconde série du label Kazéneo, elle est elle aussi disponible sur le portail VOD KZPLAY pour le même prix que Goyô (0,99 euros pour les fainéants). Le premier épisode est lui aussi disponible gratuitement sur Premiere.fr.


Si l'on peut considérer que Dance with the Vampire Bund est encore en diffusion chez Dybex à cause du grand retard de la série, on préfèrera dire que arrivé à plus d'un mois de retard, ce n'est plus du simulcast.

Si la saison est moins florissante en simulcasts que la précédente, on se réjouit quand même de savoir que le procédé reste utilisé en France. Après tout lorsqu'une entreprise décide d'assurer la diffusion à un rythme plus rapide que les productions pirates, on ne peut que saluer l'intention. Le format est économique même si il est vrai que ça reste plus cher dans le cas de Kazé qu'un fansub. Profiter de 2 simulcasts (et une dizaine d'autres séries) pour 5 euros par mois, c'est largement accessible à toutes les bourses. On saluera la distribution gratuite de Dybex aussi même si le choix de l'équipe de production et traduction est douteux pour Dance with the Vampire Bund et que Dybex peine énormément à respecter les délais.

Ecrit par le 2010-05-01 19:53:09

Bokura no Summer Wars Game

Si peu le prédisaient, l'avant-première de Summer Wars à l'UGC ciné-cité des Halles le 23 février 2010 à fait salle comble, un fait assez rare pour un film d'animation en France. Il faut dire que c'est sûrement dû à la présence de Mamoru Hosoda, le réalisateur du film et aussi d'une grosse campagne à coup de buzz de la part de Kaze, l'éditeur en France du film.

Avant d'aller un peu plus loin sur l'évènement il est de rigueur de présenter un peu mieux le contexte. Mamoru Hosoda est surement une personnalité du monde de l'animation qui vous connaissait sans pour autant en connaître le nom. Il était à l'origine un storyboarder et animateur clé chez Toei Animation, le studio qui réalise depuis un bon paquet d'années One Piece au Japon. Après avoir réalisée les deux premiers films Digimon (qui sont pas complétement les même que la version occidentale) et le sixième film One Piece, il décida de couper court son partenariat avec la Toei. Ce n'est que quelque temps plus tard qu'il se rapprocha du studio MadHouse pour réalisé un film qui est maintenant considérable comme un classique de l'animation : La Traversée du Temps (Toki wo Kakeru Shoujo en japonais).

Ce dernier était l'adaptation d'un roman classique japonais en une version un peu revisitée pour en faire un film d'animation qui fut l'unanimité chez les fans d'animation.

Pour ne pas rester sur ce succès, il décide de réaliser un second film avec le studio MadHouse, Summer Wars.

Oz est un réseau social hors norme, il est un peu l'assemblage de twitter, facebook et Second Life en un seul et unique réseau social. La plupart des grandes institutions s'y sont installées et une véritable seconde vie existe pour plus d'un milliard de gens sur le net.

Kenji Koiso a obtenu de sa camarade un petit boulot pour ses vacances : se faire passer pour son petit copain auprès de sa famille, un vieux clan japonais qui a servi dans les armées des Takeda (pas ceux de Rance). Son séjour dans le manoir de la famille se serait bien passé si les autorités ne l'avaient pas accusé d'avoir piraté OZ.

Avant même que le film soit disponible en DVD ou en Blu ray au japon, Kaze a récupéré les droits de diffusion du film en France afin de nous faire parvenir sur grand écran le chef d'œuvre de Mamoru Hosoda. Le film leur a plu et ils veulent le faire savoir en mettant le paquet sur la communication sur cet événement.

Il est vrai que le film est une superbe surprise même si on s'attendait déjà à un travail de qualité quand on connait les travaux du Mamoru. D'ailleurs connaître son parcours cinématographique est plutôt un mal lorsque l'on voit le film parce qu'il a énormément de ressemblance avec l'un de ses premiers films, Digimon Adventures : The Movie 2 : Bokura no War Game (d'où le titre de l'article). Ce film raconte le piratage de l'internet par un digimon inconnu et les digi-sauveurs viennent à la rescousse pour sauver le réseau mondial. Le scénario ressemble sensiblement à ce qui se passe dans OZ pendant le film.

Heureusement pour le public, même si les astuces scénaristiques des deux films sont semblables et que le style graphique est proche, le fait que Summer Wars ne soit pas lié à une licence et que le film soit trois fois plus long que Digimon le rend assez unique pour qu'on s'en réjouisse tout le long même si le suspense est relativement peu maintenu pendant le film si l'on connait le scénario du long-métrage Digimon.

Mis à part ce point sombre, le film est à la hauteur des attentes de nombreux publics : L'animation est tout simplement somptueuse et on cherche bien à la montrer en faisant fourmiller de partout les détails. L'humour est omniprésente grâce à la réalisation qui se permet d'utiliser les détails de l'animation pour rajouter des petits gags simples mais efficaces (mention spéciale à la carpe volante). Les geeks effarouchés ressortiront contents de ce film car il n'y a pas vraiment de grosse erreur au niveau du background en ce qui concerne le coté technique de la chose. Finalement le grand public verra un film qui lui rappellera le facebook ou myspace qu'il côtoie tout les jours avec son portable et son ordinateur. Hosoda nous a pondu ici une œuvre qui convient à tout les publics et ça s'est bien vu avec le succès phénoménal qu'il a eu au japon.

Si l'on omet la ressemblance avec le second opus des films Digimon, on a ici un film absolument fantastique. Il est à noté que c'est l'une des rares fois ou l'utilisation d'images générées par ordinateur se prête si bien à la vidéo et pourtant on a ici un des meilleurs rendus jamais vu dans de l'animation japonaise. On sent un véritable travail pour coordonner la réalisation 2D et 3D un peu comme le scénario qui coordonne internet et réalité. Les dessins sont parfaitement incrustés dans le monde en troisième dimension de OZ et l'on a du mal à différencier ce qui est fait par l'ordinateur et ce qui est dessiné au crayon. D'autant plus que certaines séquences faites à l'ordinateur ont tellement de détails que l'on peut vraiment voir que les animateurs 3D se sont fait chier pour nous pondre ce film.

Finalement, les plus philosophes d'entre nous se verront ravis par les nombreuses thématiques superbement amenées par le film qui ne nous fait pas poser de questions mais plutôt nous rappelle les petits plaisirs de la vie qu'il ne faut pas perdre. Si OZ est un peu une métaphore de l'évolution de l'internet, on voit que trop faire confiance à ce genre de réseau peut nous être fatal mais pourtant c'est pas ce que veux nous faire dire le film. Ce long-métrage cherche à nous rappeler que lorsqu'on rencontre une épreuve aussi insurmontable soit-elle, on peut toujours compter sur quelqu'un pour nous aider, et surtout la famille. Les liens qu'à Kenji avec la famille illustrée dans le film nous prouve aussi qu'une famille ce n'est pas forcément qu'un lien de sang, c'est juste une union face à l'adversité.

Au final ce film, même si il peut être vu comme une upgrade de Bokura no War Game est en fait une ode à la famille et à l'unicité plutôt qu'une mise en garde face aux méfaits des réseaux sociaux.

Après la diffusion du film dans le cinéma, le cher Hosoda a répondu aux questions des fans. Même si on a eu deux fois la même question sous une forme différente, il est a noté deux questions très pertinentes de la part de Tetho et d'un inconnu : « On voit que des Nintendo DS et aucune PSP pendant le film, pourquoi ? » et « Dans La traversée du Temps et dans ce film, on voit qu'une grande importance est attribué aux chiffres, avez vous un fétichisme ? ». Hosoda a joyeusement répondu pour la première question qu'il était ami avec Shigeru Miyamoto, le papa de Mario en ce qui concerne la première question. Pour la seconde il a avoué ne pas savoir et a raconté pleins de choses pour faire passer le temps en cherchant la réponse à la question qu'il n'a finalement pas trouvé.

On ne remerciera jamais assez Monsieur Mamoru Hosoda de s'être déplacé jusque Paris pour nous faire découvrir son incroyable œuvre et aussi d'avoir été d'une gentillesse incroyable face à la horde de fans qui voulaient avoir une dédicace après la séance. Merci aussi à Kaze et à Eurozoom de nous avoir ramené la licence en France et rendez-vous tous le 9 juin dans les salles obscures pour voir ou revoir ce somptueux film. Par contre on ne remerciera pas UGC d'avoir tenté de nous refourguer la copie HK de Hosoda, Momaru Hasado, à plusieurs reprises pendant l'évènement.

PS : Merci à Nyo pour le titre.

Ecrit par le 2010-02-25 00:22:08

Et si on simulait ?

2010 sera une année charnière pour la japanimation en France. En effet alors que notre petit public s'est habitué à acheter régulièrement des galettes avec des épisodes, les éditeurs se sont décidés à bousculer un peu nos habitudes en mettant le paquet sur les simulcasts.

C'est ainsi qu'en l'espace de quelques semaines, on a vu apparaître 4 nouveaux simulcasts chez les différents éditeurs: Cobra The Animation(Kaze), Dance in the Vampire Bund(Dybex), Durarara!!!(Dybex) et Sora no Oto(Kaze) (qui a pris le doux nom de La mélodie du Ciel en français). Ces 4 simulcasts viennent s'ajouter aux 3 précédents qui étaient déjà en cours: Book of Bantorra(Kaze), Fullmetal Alchemist Brotherhood(Dybex) et Kobato.(Kaze) (c'est vraiment bête de mettre un « . » dans un titre).

D'ailleurs, Simulcast, Késako ? Le simulcast est un jeu de mot entre Simultané et Broadcast (émettre, diffuser en anglais). Cela signifie qu'une œuvre est diffusée simultanément sur plusieurs supports. Dans le cas de la japanimation, cela équivaut à dire que les épisodes sont disponibles légalement chez nous quelques heures après la diffusion à la télévision japonaise.

On pourrait croire que c'est une tentative des éditeurs de contrer les fansubs, ou alors de faire plaisir aux fans. Toujours est-il que ça ne peut que nous rendre heureux.

Il ne reste plus qu'aux derniers éditeurs français de lancer leurs simulcasts. (Beez si tu m'entends, il y a .hack//LiNK qui arrive bientôt.) Si chacun se met à faire deux séries, les fansubs auront peu de raison de continuer et peut être que la communauté japanimation se tournera alors vers quelque chose de plus constructif que de tenter de faire une énième team de fansub qui se dit « par des fans pour des fans » alors qu'avec le nombre de pubs sur le site, on se demande si c'est pas juste pour gagner un peu d'argent tous les mois. Bref fermons cette petite parenthèse.

Les simulcasts, comment qu'on y accède ?

Selon l'éditeur le format change radicalement.

Chez Dybex, ils ont choisi de mettre leurs épisodes directement disponibles sur le net sur une chaine Dailymotion, le tout gratuitement.

Chez Kaze, c'est de la VOD, chaque épisode coute 1euros environ et si vous consommez beaucoup, vous pouvez vous abonner pour quelques euros par mois pour avoir accès à une grande partie du catalogue de KZPlay

Histoire de vous mettre un peu l'eau à la bouche, voici quelques descriptions des différentes séries simulées cette saison:


Cobra The Animation



A-t-on vraiment besoin de présenter Cobra ? Ce grand manchot blond qui fait tourner des têtes dans toute la galaxie et qui aime tout ce qu'adore un bon macho revient dans de toutes nouvelles aventures.


Dance in the Vampire Bund



Si on vous annonce que les vampires existent à la télé, vous y croirez vous ? C'est pourtant comme ça que commence la série. Mina Tepes la reine des vampires a décidé de révéler leur existence. Cela n'est pas au goût de Akira qui est toujours très mal à l'aise lorsqu'on parle de vampire; un comble lorsque la reine des vampires s'intéresse à lui.


Durarara!!!



L'auteur de Baccano! Revient encore une fois avec une histoire loufoque racontée de la même manière que dans Snatch. Cette fois-ci, tout se passe dans la banlieue de Tokyo et on parlera non plus d'un braquage d'un train mais d'un motard sans tête. Au programme, des étrangers étonnamment forts, des fous qui aiment les suicides et un étudiant au milieu de tout ça qui sait pas vraiment comment il va s'en sortir.


La Mélodie du Ciel (Sora no Woto)



Première production du projet Anime no Chikara qui a d'abord été dénigrée comme étant K-ON! Saison 2. Il se trouve qu'au final les seuls points communs aux deux séries sont la musique et le character design.

Kanata s'est engagée dans l'armée pour réaliser son plus grand rêve : Faire du clairon. Elle se retrouve alors embarquée dans une petite compagnie qui n'est formée que de 5 filles (elle comprise) dans le pays de Seize. C'est une agréable balade onirique qui oscille entre tranche de vie et science fiction.


Tout un programme pour cette saison avec 7 simulcasts disponible légalement. Le fansub va-t-il conserver sa raison d'être originale encore longtemps ? En tout cas, on peut remercier les éditeurs pour ce superbe travail, en espérant que les traductions sont vraiment faites par des professionnels et non pas par des fansubeurs sous-payés.

Ecrit par le 2010-01-27 23:01:22