Home Made Naouak http://naouak.hyperthese.net/ Les news de chez Naouak http://backend.userland.com/rss092 fr Bokura no Summer Wars Game Si peu le prédisaient, l'avant-première de Summer Wars à l'UGC ciné-cité des Halles le 23 février 2010 à fait salle comble, un fait assez rare pour un film d'animation en France. Il faut dire que c'est sûrement dû à la présence de Mamoru Hosoda, le réalisateur du film et aussi d'une grosse campagne à coup de buzz de la part de Kaze, l'éditeur en France du film.

Avant d'aller un peu plus loin sur l'évènement il est de rigueur de présenter un peu mieux le contexte. Mamoru Hosoda est surement une personnalité du monde de l'animation qui vous connaissait sans pour autant en connaître le nom. Il était à l'origine un storyboarder et animateur clé chez Toei Animation, le studio qui réalise depuis un bon paquet d'années One Piece au Japon. Après avoir réalisée les deux premiers films Digimon (qui sont pas complétement les même que la version occidentale) et le sixième film One Piece, il décida de couper court son partenariat avec la Toei. Ce n'est que quelque temps plus tard qu'il se rapprocha du studio MadHouse pour réalisé un film qui est maintenant considérable comme un classique de l'animation : La Traversée du Temps (Toki wo Kakeru Shoujo en japonais).

Ce dernier était l'adaptation d'un roman classique japonais en une version un peu revisitée pour en faire un film d'animation qui fut l'unanimité chez les fans d'animation.

Pour ne pas rester sur ce succès, il décide de réaliser un second film avec le studio MadHouse, Summer Wars.

Oz est un réseau social hors norme, il est un peu l'assemblage de twitter, facebook et Second Life en un seul et unique réseau social. La plupart des grandes institutions s'y sont installées et une véritable seconde vie existe pour plus d'un milliard de gens sur le net.

Kenji Koiso a obtenu de sa camarade un petit boulot pour ses vacances : se faire passer pour son petit copain auprès de sa famille, un vieux clan japonais qui a servi dans les armées des Takeda (pas ceux de Rance). Son séjour dans le manoir de la famille se serait bien passé si les autorités ne l'avaient pas accusé d'avoir piraté OZ.

Avant même que le film soit disponible en DVD ou en Blu ray au japon, Kaze a récupéré les droits de diffusion du film en France afin de nous faire parvenir sur grand écran le chef d'œuvre de Mamoru Hosoda. Le film leur a plu et ils veulent le faire savoir en mettant le paquet sur la communication sur cet événement.

Il est vrai que le film est une superbe surprise même si on s'attendait déjà à un travail de qualité quand on connait les travaux du Mamoru. D'ailleurs connaître son parcours cinématographique est plutôt un mal lorsque l'on voit le film parce qu'il a énormément de ressemblance avec l'un de ses premiers films, Digimon Adventures : The Movie 2 : Bokura no War Game (d'où le titre de l'article). Ce film raconte le piratage de l'internet par un digimon inconnu et les digi-sauveurs viennent à la rescousse pour sauver le réseau mondial. Le scénario ressemble sensiblement à ce qui se passe dans OZ pendant le film.

Heureusement pour le public, même si les astuces scénaristiques des deux films sont semblables et que le style graphique est proche, le fait que Summer Wars ne soit pas lié à une licence et que le film soit trois fois plus long que Digimon le rend assez unique pour qu'on s'en réjouisse tout le long même si le suspense est relativement peu maintenu pendant le film si l'on connait le scénario du long-métrage Digimon.

Mis à part ce point sombre, le film est à la hauteur des attentes de nombreux publics : L'animation est tout simplement somptueuse et on cherche bien à la montrer en faisant fourmiller de partout les détails. L'humour est omniprésente grâce à la réalisation qui se permet d'utiliser les détails de l'animation pour rajouter des petits gags simples mais efficaces (mention spéciale à la carpe volante). Les geeks effarouchés ressortiront contents de ce film car il n'y a pas vraiment de grosse erreur au niveau du background en ce qui concerne le coté technique de la chose. Finalement le grand public verra un film qui lui rappellera le facebook ou myspace qu'il côtoie tout les jours avec son portable et son ordinateur. Hosoda nous a pondu ici une œuvre qui convient à tout les publics et ça s'est bien vu avec le succès phénoménal qu'il a eu au japon.

Si l'on omet la ressemblance avec le second opus des films Digimon, on a ici un film absolument fantastique. Il est à noté que c'est l'une des rares fois ou l'utilisation d'images générées par ordinateur se prête si bien à la vidéo et pourtant on a ici un des meilleurs rendus jamais vu dans de l'animation japonaise. On sent un véritable travail pour coordonner la réalisation 2D et 3D un peu comme le scénario qui coordonne internet et réalité. Les dessins sont parfaitement incrustés dans le monde en troisième dimension de OZ et l'on a du mal à différencier ce qui est fait par l'ordinateur et ce qui est dessiné au crayon. D'autant plus que certaines séquences faites à l'ordinateur ont tellement de détails que l'on peut vraiment voir que les animateurs 3D se sont fait chier pour nous pondre ce film.

Finalement, les plus philosophes d'entre nous se verront ravis par les nombreuses thématiques superbement amenées par le film qui ne nous fait pas poser de questions mais plutôt nous rappelle les petits plaisirs de la vie qu'il ne faut pas perdre. Si OZ est un peu une métaphore de l'évolution de l'internet, on voit que trop faire confiance à ce genre de réseau peut nous être fatal mais pourtant c'est pas ce que veux nous faire dire le film. Ce long-métrage cherche à nous rappeler que lorsqu'on rencontre une épreuve aussi insurmontable soit-elle, on peut toujours compter sur quelqu'un pour nous aider, et surtout la famille. Les liens qu'à Kenji avec la famille illustrée dans le film nous prouve aussi qu'une famille ce n'est pas forcément qu'un lien de sang, c'est juste une union face à l'adversité.

Au final ce film, même si il peut être vu comme une upgrade de Bokura no War Game est en fait une ode à la famille et à l'unicité plutôt qu'une mise en garde face aux méfaits des réseaux sociaux.

Après la diffusion du film dans le cinéma, le cher Hosoda a répondu aux questions des fans. Même si on a eu deux fois la même question sous une forme différente, il est a noté deux questions très pertinentes de la part de Tetho et d'un inconnu : « On voit que des Nintendo DS et aucune PSP pendant le film, pourquoi ? » et « Dans La traversée du Temps et dans ce film, on voit qu'une grande importance est attribué aux chiffres, avez vous un fétichisme ? ». Hosoda a joyeusement répondu pour la première question qu'il était ami avec Shigeru Miyamoto, le papa de Mario en ce qui concerne la première question. Pour la seconde il a avoué ne pas savoir et a raconté pleins de choses pour faire passer le temps en cherchant la réponse à la question qu'il n'a finalement pas trouvé.

On ne remerciera jamais assez Monsieur Mamoru Hosoda de s'être déplacé jusque Paris pour nous faire découvrir son incroyable œuvre et aussi d'avoir été d'une gentillesse incroyable face à la horde de fans qui voulaient avoir une dédicace après la séance. Merci aussi à Kaze et à Eurozoom de nous avoir ramené la licence en France et rendez-vous tous le 9 juin dans les salles obscures pour voir ou revoir ce somptueux film. Par contre on ne remerciera pas UGC d'avoir tenté de nous refourguer la copie HK de Hosoda, Momaru Hasado, à plusieurs reprises pendant l'évènement.

PS : Merci à Nyo pour le titre.

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http://naouak.hyperthese.net/news/more/44/ Thu, 25 Feb 2010 00:22:08 +0100
J'eus Pitié S'il y a bien quelque chose de marquant lorsqu'on regarde des animes à la pelleteuse, c'est qu'un bon nombre de thématiques et références reviennent souvent. Autant certaines permettent de définir un genre, d'autres semblent être des coïncidences bizarres. Il y a déjà quelque temps été exposés dans les articles de Home Made Naouak les apparitions régulières du poireau dans l'animation japonaise mais on peut se rendre compte que d'autres phénomènes apparaissent souvent. Cette fois-ci, intéressons nous à un astre récurrent dans les thématiques des animes : Jupiter.

Jupiter est la 5ème planète du système solaire. Un bon nombre de faits surprenants la rend particulièrement unique. On peut par exemple citer que cette planète est visible à l'œil nu et qu'elle fut méprise pour une étoile pendant les débuts de l'histoire humaine.

Un autre phénomène intéressant sur cette planète est la petite tache rouge situé sur son hémisphère sud. Si pendant longtemps on ne savait pas ce que c'était, on découvrit avec les avancés de l'homme en astronomie que c'est un anticyclone géant constant qui recouvre une surface plus grande qu'un bon nombre de pays terriens.

Dernier point qui met Jupiter en retrait des autres planètes, c'est la plus grande de notre système.

Cesse de trivia inutile et intéressons nous au lien qu'il y a entre Jupiter et les animes. Cherchez dans votre esprit et essayez de trouver des animes qui utilisent Jupiter d'une manière ou d'une autre dans leur scénario. Vous devriez en avoir trouvé plusieurs assez rapidement.

On va commencer simple avec par exemple RahXephon et l'apparition d'une grande sphère ressemblant énormément à Jupiter sur la surface terrestre. La ville de Tokyo qui se trouve être à l'intérieur de ce dôme se voit alors renommée Tokyo Jupiter. L'implication de Jupiter semble bizarrement forte mais n'a pourtant pas vraiment de raison.

On peut continuer à citer les exemples avec le récent Mobile Suit Gundam 00. En effet les moteurs à particules G.N. sont fabriqués sur Jupiter. De plus, la première image que l'on a vu en corrélation avec le futur film qui fait suite à la série est une illustration de Jupiter. L'implication de Jupiter est encore une fois ici difficile à comprendre mais il est possible qu'une explication soit donnée dans le futur film (qui ne sera pas un live action).

Un autre exemple intéressant sur l'utilisation de Jupiter se trouve dans GaoGaiGar. Dans cette série qui redéfinit la genèse de l'être humain à coup de météorites et robot géant, on apprends que Jupiter renferme une source de pouvoir originalement appelée « The Power ». Le pouvoir de « The Power » (The Power no chikara dans la version originale) permettrait des miracles tels que le déplacement temporel. Encore une fois l'utilisation dans le scénario de Jupiter semble abstrait.

En effet pourquoi ne pas avoir choisi d'utiliser une autre planète comme Mars ? Pourquoi le geass donne-t-il des visions de Jupiter aux codes ? Pourquoi faire venir des baleines volantes sur Jupiter dans Gundam SEED ? Pourquoi les différentes populaces fanatiques d'un anime de mecha des années 80 se réfugient sur Jupiter (on évite les spoils)?

En faisant quelques recherches, on peut trouver un bon nombre d'anime qui utilisent Jupiter: Code Geass, Cowboy Bebop, Double Zeta Gundam, GaoGaiGar, Gundam 00, Gundam SEED, Macross : Ai oboete imasu ka, Martian Successor Nadesico, Planetes, RahXephon ou encore Top wo Nerae. Et il en reste surement encore beaucoup.

Si l'on regarde de plus prés cette liste, on se rend compte que la plupart de ces animes ont de nombreux points en commun. On voit que énormément d'entre elles sont des séries de mechas et aussi qu'un bon nombre sont des productions de Sunrise (ou d'un studio proche, Bones).

Ces points communs amènent à penser à l'hypothèse suivante : L'utilisation de Jupiter est une private joke de la part des scénaristes des séries de mechas.

Cette blague pourrait se révéler être en fait un jeu. Ce divertissement est dans le principe très simple : une liste de concepts a été établie comprenant des concepts qui sont pas forcément très en adéquation avec le monde des robots géants.

Voici une possible version de cette liste réalisée en croisant de nombreuses productions du genre :

  • Jupiter

  • Métaphysique incohérente

  • Pilote Emo

  • Pilote inconnu ou peu connu étant apparu quelques épisodes plus tôt qui doit mourir d'une mort dramatique et qui donnera une raison au héros de s'attaquer à l'ennemi.

  • Thématique Musicale

  • Envahisseur Alien Inconnu

  • Références Religieuses

  • Mecha sorti de nulle part qui se trouve être destiné au héros (sans aucune raison apparente)

  • Scientifique qui sait tout sur tout et accompli le travail d'un an par une équipe d'ingénieur en cinq minutes (aussi appelé variante McKay)

  • Perte d'énergie soudaine et imprévue

Cette liste de 10 concept permet de faire un classement des animes de mechas que nous appellerons par convenance échelle de Jupiter. Une note de 0 à 10 est attribuée aux animes. Celle-ci est calculée à partir du nombre de concepts de cette liste présents dans l'anime.

Prenons par exemple, l'anime Gundam SEED : on a le droit à l'utilisation de Jupiter, le pilote emo, le pilote inconnu et la perte d'énergie soudaine. Gundam SEED a donc une note de 4 sur 10 sur l'échelle de Jupiter.

Il ne reste plus qu'à trouver l'ultime série de mecha sur l'échelle de Jupiter. À votre avis, qu'elle est la série qui est la mieux placée sur cette échelle ?

Erratum: Merci Trit' pour les corrections sur les faits de Jupiter. Il faut toujours vérifier ses informations avant de les poster.

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http://naouak.hyperthese.net/news/more/43/ Tue, 16 Feb 2010 23:56:17 +0100
Amazing Grace, I sing your song ... La saison d'hiver 2010 est un plutôt bon cru en comparaison des saisons précédentes. Entre les différentes productions qui touchent un peu à tout les genres, la plupart des otaku trouveront de quoi s'occuper cette saison (à part peut être pour les fans de mechas mais depuis le temps qu'ils sont laissés de coté, ils ont dû se faire une raison). On pourra citer assez facilement quelques bons titres comme Durarara!!, Baka to Test to Shoukanjuu ou encore SO-RA-NO-WO-TO (renommé pour notre plus grand bien en français La Mélodie du Ciel). Intéressons nous un peu à ce dernier.

Kanata Sorami est un jeune fille qui rêve depuis qu'elle est toute petite de pouvoir jouer du clairon. Les cours de musique étant trop cher, elle décide de s'engager dans l'armée afin de bénéficier d'une instruction gratuite à l'art de la mélodie. Elle est alors assignée à une petite brigade assez particulière dans le pays de Seize. La spécificité de ce corps militaire est qu'il n'est composé que de 5 filles (Kanata comprise) et qu'elles semblent laissées comme abandonnées.

Si beaucoup de mauvaises langues annonçaient cette anime comme étant la suite de K-ON! pendant la seconde guerre mondiale, c'est parce qu'on pouvait retrouver de nombreux points communs entre les deux productions en se basant sur les visuels de présentation et le synopsis : Des filles musiciennes et des character-designs très proches.

Le premier épisode de la série aura pourtant bien montré au public que les liaisons avec la production de Kyoto Animation s'arrêtent là. En effet plutôt que de se cantonner à une série qui n'a qu'un simple scénario qui permet de mettre en place de nombreux gags, on a ici une véritable recherche sur l'univers et le scénario.

L'univers est un véritable patchwork de nombreuses cultures européennes qui ressort au final comme complètement nouvelle mais sans nous faire perdre nos repères. On observera une architecture très hispanique avec les maisons empilées les unes sur les autres aux vis-à-vis très proche au milieu d'un paysage montagneux pouvant rappeler la Suisse et pourtant le français semble être la langue de vigueur dans le pays.

Le français est d'ailleurs très bien représenté dans l'anime avec une très belle chanson dans la langue de Molière interprétée par un canadien pendant le premier épisode. Malheureusement, les textes ont une qualité très variables avec parfois des textes dans un français impeccable et sur le plan suivant une typo assez énorme en gros plan. Ce qu'on peut surtout reprocher sur les textes c'est la tendance à mettre des idéogrammes japonais par endroit sans aucune raison apparente.

Pour en finir avec l'univers de la série, si tout pense à croire que l'histoire se passe dans un monde alternatif pendant la seconde guerre mondiale, très vite les épisodes tendent vers une autre explication qui reste un mystère aux yeux des spectateurs. Dans les différents dialogues et décors de la série sont disséminés des indices sur le background qui éveillera la curiosité du public et qui lèvera un bon nombre de nouvelles questions sur l'univers. Espérons qu'il sera riche et aussi fournit qu'il le prétend avec ces indices.

L'animé ayant comme thème la musique, il lui est de rigueur d'avoir une bande son de qualité. La condition est très bien remplie avec un sublime opening de Kalafina, le groupe qui fut formé par Yuki Kajiura pour faire la bande son des Kara no Kyoukai – Garden of Sinners. Leur chanson, Hikari no Senritsu, nous berce sur une mélodie mélancolique et entrainant collant parfaitement avec l'univers.

De son coté, l'ending se veut plus standard avec une musique pop qui se veut en adéquation avec le coté de tranche de vie de la série.

Enfin, l'anime a choisi d'utiliser la musique gospel « Amazing Grace » que les otakus connaissent déjà pour son utilisation dans le 4ème opening de Eureka Seven. Une superbe version instrumentale est fournie au cours des épisodes qui ravira tout fan du genre.

Sur la réalisation technique, on se retrouve avec de sublimes décors fourmillants de détails. Des correspondances des décors avec des lieux existants ont d'ailleurs déjà été trouvées. On ne se plaindra pas non plus de l'animation qui est de très bonne qualité. Les cheveux ballants des personnages volent au vent de manière réaliste, les vêtements sont pleins de plis se formant avec les mouvements des personnages : on sent bien ici que l'animation n'est pas refilé à toute une tribu de coréens exploités.


En conclusion, même si beaucoup d'entre nous s'attendaient à voir un nouveau K-ON!, La Mélodie du Ciel nous offre un vent de fraicheur dans une industrie de l'animation qui commence à sur-utiliser les concepts qui ont marché. Même si l'on retrouve une petite dose de moé, on se rend très vite compte que ce n'est pas du tout l'objectif de la série. Comme quoi, on peut avoir des productions très intéressantes en terme d'univers et de scénario avec un peu de moé.

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http://naouak.hyperthese.net/news/more/42/ Thu, 11 Feb 2010 00:00:04 +0100
Encore un anime qui fait froid dans le dos chez Deen... Chaque personne à ses démons en ce qui concernent la japanimation et chaque nouvelle série est une occasion de tenter de les oublier... Mais parfois, c'est le contraire qui arrive : de nouvelles hantises sont créées. C'est ce qui est arrivé avec la série Princess Princess.

Le concept de cette série est simple : Dans une école de garçon, afin de calmer les hormones des élèves, le bureau des étudiants fait appel aux princesses, de charmantes jeunes filles. Jusque là tout va bien, sauf que ces princesses sont des TRAPs, c'est-à-dire des travesties pour les non-initiés.

L'anime étant classé dans la catégorie Shoujo, il ne faut pas s'attendre à une intrigue qui ravira vos instincts de mâle. Le scénario ne casse pas trois pattes à un canard et passe par tout les clichés possibles des comédies romantiques : la fête de l'école, la pièce de théâtre, le concours de chant, le rende-vous en ville... En fait, il ne manque que les bains mais heureusement pour notre santé mentale, ils n'ont pas osé.

De plus l'« action » se déroulant dans une école remplie exclusivement de membres de la gente masculine, le nombre de personnages féminins frôle les zéros. Pour compenser ce manque de féminité, les scénaristes n'ont rien trouvé de mieux que d'efféminer un paquet de garçon, histoire de ne pas avoir un monde de brutasses.

Monde de brutasses ? Le terme est complétement à côté de la plaque en fait. On se demande à quoi ça sert d'avoir des princesses pour calmer les hormones si aucun des membres masculins de cette école ne semble démontrer la présence d'un seul milligramme de testostérone dans le corps. On a à la place un character design typiquement yaoi (genre avec des homosexuels à foison) (alors que la série ne l'est pas vu que les héros sont hétérosexuels) avec de grands types blonds qui ont toujours un fond avec des roses ou autres symboles du genre afin de montrer au spectateur qu'ils sont beaux (au cas où vous ne l'auriez pas déjà compris).

Cette série semble d'ailleurs être une tentative de DEEN, le studio responsable de cette chose, d'initier les plus jeunes filles de l'audimat au Yaoisme en prétextant que les personnages sont quasiment des filles. D'ailleurs seule la jeune gente féminine pourrais apprécier cet anime car la réalisation est du niveau des épisodes de Pokémon : Quelques décors par épisodes dont un paquet très très (répétition voulue) récurrent et des plans qui peuvent excéder la minute avec juste des lèvres qui bougent. Ça bouge tellement qu'en survolant les épisodes, on peut retomber sur exactement la même image toutes les 10 secondes. Autant dire que les réutilisations d'images sont plus qu'abusées.

Ajoutez à ça, une surabondance de fonds avec juste un dégradé pour faire apparaître l'humeur du personnage.

Si vous pensiez que Higurashi no Naku Koro ni avait une animation de très mauvaise qualité, dites-vous que Princess Princess fait pire.

En résumé, si un jour vous tombez sur cette série, fuyez là ! Votre santé mentale en dépend. Vous ne ressortirez pas indemne de ce périple ! Aussi bien d'un point de vue scénaristique que de la réalisation ou du character design, il n'y a absolument rien pour plaire dans cette série. La seule utilité que l'on pourrait trouver à cette série ce serait pour caler un meuble qui ballote.


Note de l'auteur: Heureusement pour moi, je n'ai fait que survoler la série, je n'y ai pas laissé trop de santé mentale.

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http://naouak.hyperthese.net/news/more/41/ Wed, 03 Feb 2010 20:24:40 +0100
Mon bébé Chichi a trois pattes

Le 1er février 2009 ouvrait Home Made Naouak (le site sur lequel vous êtes des fois que certains tomberaient ici par hasard). Sa vocation était d'être un petit site qui ferait vitrine pour un gros script php de listing.

Très vite, le site comporta des articles qui touchaient à un peu tout ce qui tourne autour de l'animation japonaise.

Et cela fait maintenant 1 an et quelques que Home Made Naouak vous offre irrégulièrement des articles sur des sujets plus ou moins aléatoires autour de la japanime. Il est temps de faire un point.

Avant tout, je tiens à remercier l'ensemble des lecteurs de ce site pour avoir apprécié (ou non) mes divagations et autres délires durant ces 12 derniers mois. J'espère que ces articles vous ont dans l'ensemble plu (il faut avouer qu'il y en a un paquet de mauvais dedans) et que vous reviendrez régulièrement lire mes élucubrations sur la culture populaire japonaise.

Arrêtons un peu ici les remerciements et parlons un peu de tout ce qui s'est fait en un an sur ce site. Tout d'abord, on peut noter que le site à changé deux fois d'apparence et qu'une troisième apparence arrivera surement dans le futur parce que c'est toujours moche.

Du point de vue des fonctionnalités, on a vu apparaître le Mécékoidon, le jeu où vous devez deviner de quel anime vient une image. En six mois de temps, 47 défis ont été postés dans le mécékoidon, un nombre qui n'est pas vraiment fameux. Dans les mois à venir, des améliorations seront apportées au jeu afin de le rendre plus attrayant et plus facile d'accès. L'objectif serait de réussir à avoir plusieurs défis par jour histoire de pouvoir vous occuper au boulot si vous vous ennuyez par exemple.

Le jeu pourrait aussi se voir intégrer dans un jeu de plus grande ampleur dans le futur afin qu'il côtoie d'autres types de quizz comme des questions à choix multiples ou à réponse numérique.

On a vu apparaître les listes qui permettent de lister les animes que vous êtes en train ou que vous avez visionnés. Le principe est le même que celui de MyAnimeList sauf que certains comportements ont été changés. Malheureusement, le script a fait un gros flop. Ce n'est pas pour autant que le développement sera arrêté après tout c'est le seul outil de listing d'anime francophone, tentons de le laisser au moins survivre.

Finalement, le centre névralgique du site est encore les articles. Avec 29 billets, le site s'en sort pas trop mal avec un rythme de parution étant un peu plus rapide qu'un article toutes les deux semaines. Les raisons de ce rythme relativement lent sont généralement dues au manque de temps ou de sujet sur lequel écrire. La vitesse devrait cependant augmenter pour les trois mois à venir car j'ai un peu plus l'occasion d'écrire. Le prochain article est déjà en cours de rédaction et devrait arriver d'ici la fin de semaine.

Pour finir d'un point de vue fréquentation, majoritairement à cause des longues périodes sans articles, la fréquentation du site n'a pas énormément décollée depuis les débuts du site. Il en est quand même à une moyenne de plus de 35 visiteurs uniques par jour ce qui est réjouissant. D'un autre coté, c'est surtout dû au fait que les gens viennent voir l'article de premier avril sur le film Gundam 00 pensant trouver des informations. Il est d'ailleurs amusant de parfois trouver des gens qui font suivre le lien sur des forums pensant que l'article est vrai.

Sur les mots clef, si l'on omet Gundam 00 le film et autre variantes, on voit que « anime poireau » est en tête tout de suite suivi par « Naouak » ce qui est rassurant vis-à-vis des placements dans les moteurs de recherche.

Comme tout site qui se respecte, il a aussi son lot de mots clefs bizarroïdes et/ou drôles comme: « les effets spéciaux bidon de Buffy », « comment dessiner le personnage vegeta de dragon ball avec etape », « home of the trolle »(je suis plutôt fier de celui là), « l'adaptation film naruto avec des humain », « les aventures des 7 boul de avec goku quand il etai petti », « maide maide et les 40 menteurs », « mangas tres psychologique hero est tres intelligent » (en tout cas le héros c'est pas celui qui à recherché ça), « mon bébé chichi n'a que trois pattes » (si quelqu'un à une explication, n'hésitez pas à en faire part dans les commentaires), « que sont les auteurs les plus connus de mangas » (euh... des auteurs de mangas ?), « tomates humoristiques » (apparemment je suis pas le seul à faire des fixations sur un légume).

Par contre, il n'y a pas de mots clefs qui pourraient faire penser que le visiteur cherchait un site porno ou autre chose du genre. C'est bien dommage, on se poilera pas sur les différents fétichismes des visiteurs.

En conclusion (ou le seul paragraphe que vous allez lire parce que vous vous foutez du dessus), la première année de vie de Home Made Naouak est plutôt satisfaisante. Les articles devraient arriver en plus grand nombre et espérons le les lecteurs seront toujours là pour lire les élucubrations d'un jeune admirateur de poireaux. On se retrouve l'année prochaine si j'oublie pas comme j'ai failli cette année pour un nouveau bilan qui sera on l'espère meilleur que celui-ci.

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http://naouak.hyperthese.net/news/more/40/ Tue, 02 Feb 2010 21:20:22 +0100
Et pourtant, j'aime pas le football... En 2008, Level 5, un développeur de jeux déjà très connus pour ses différents gros hits comme Dragon Quest VIII, Professor Layton ou encore Jeanne D'arc annonce un nouveau projet sur la petite console portable de Nintendo: Inazuma Eleven.

Inazuma Eleven est un jeu de rôle japonais comme on en voit partout dans le paysage videoludique mais qui a pour théme : le football. Oui oui, vous avez bien lu : un football-rpg.

Le principe est simple, les combats habituels d'un rpg sont remplacés soit par des petites séquences de dribble ou de tir au but soit dans le cas des boss par des matchs. Plutôt que de gérer vos quelques membres de votre compagnie d'aventuriers, vous gérez un club complet de foot.

Mais qui dit rpg japonais dit surtout grosses attaques avec 36000 effets partout (et encore dans certains jeux c'est un euphémisme). Bien sûr, celui-ci ne déroge pas à la règle.

Il faut avouer que le genre n'est pas tout à fait nouveau. En effet, il y a un bon nombre d'années est sorti sur la Super Nintendo un football-rpg qui reprenait une licence que nous connaissons tous, soit parce qu'on était assidu au club dorothée ou parce que la cinq diffusait des épisodes, j'ai nommé: Captain Tsubasa, mieux connu sous le nom de Olive et Tom (avec Tom qui n'est là que sur les premiers épisodes de la série, notons le).

Cet anime est une légende juste pour ses lois de la physique à retourner n'importe quel grec dans sa tombe. Entre le terrain qui faisaient plusieurs épisodes de long (car dans cette série on compte les longueurs de terrains en épisodes) ou encore le ballon qui se déforme à outrance lorsque l'on tire dedans, le dessin animé ne faisait pas dans la demi-mesure.

Enfin c'est ce qu'on croyait jusqu'à la diffusion de Inazuma Eleven, l'anime tiré du jeu de Level 5.


Endou Mamoru est un jeune garçon qui adore le football mais qui voit que le club de son école n'a pas assez de joueurs pour participer à un match. C'est avec l'arrivé de Gouenji, un garçon qui vient d'être transféré dans l'école Raimon que Endou se décide de reformer une véritable équipe de football afin de participer à un très grand tournoi: le Football Frontier.

L'anime se base sur un schéma très simple pour les épisodes: un épisode d'entrainement suivi d'un épisode de match. Même si le schéma n'est pas conservé systématiquement, les scénaristes ne divergent que très peu de celui-ci. Ce n'est pas plus mal car il marche très bien, les épisodes n'étant pas les même les uns après les autres, on a une très bonne illusion de non répétition même si au final la plupart sont semblables.

Mais ce qui fait la force de cette série, c'est un peu ce qu'appelleraient les anglais le « fighting spirit » ou ce que les foreurs appellent le pouvoir de la spirale : le combat toujours plus sensationnel.

Si les premiers matchs nous montrent quelques petits trucs sympathiques comme des shoots boules de feu. Après une petite dizaine de match, on se retrouve avec des coups aussi démentiels que surprenant.

Ainsi, un des joueurs sifflera pour appeler des pingouins qui l'aideront à marquer ou encore un autre se verra pousser des ailes dans le dos afin de tirer de plus haut. Autant vous dire que les effets de Captain Tsubasa, à coté c'est de la gnognotte.

Pour en rajouter une couche sur le sensationnel, les scénaristes n'hésitent pas avec des situations qui sont tellement extraordinaires qu'elles sont complétement improbables. Les équipes vont chercher dans tout les stéréotypes possibles et imaginables (voir inimaginables) comme une équipe de ninja, ou encore une équipe d'hommes de la forêt. Mention spéciale à l'équipe des otakus qui ont une technique absolument géniale pour éviter de se prendre un but.

D'un point de vue technique, il est vrai que la série n'est pas ce qu'il y a de mieux. Utilisant un rendu un peu trop assisté par ordinateur, les décors manquent un peu de vivant et font un peu trop CG. Les réutilisations d'images sont un peu trop fréquentes (mais moins souvent que dans Gundam SEED et SEED Destiny). Heureusement, les animations des grosses techniques sont bien réussies et généralement sont l'occasion d'un beau spectacle.

Même si l'anime est destiné à un jeune public de par le scénario qui ne s'aventure pas dans des thématiques matures, il est quand un très bon passe temps qui nous donne envie de s'intéresser au foot (après quoi on se rend compte que ce sport a pas vraiment changé et on préfère rester sur Inazuma Eleven). Après le visionnage de quelques épisodes, on se rend compte qu'on veut la suite non pas parce que le scénario est bourré de « cliff hanger » mais plutôt parce qu'on se demande jusqu'où iront les scénaristes.

Malheureusement pour nous, ni le jeu ni l'anime ne semblent avoir de chances de débarquer dans nos vertes contrées, les études de marchés se montrant défavorables (où alors parce qu'aucun éditeur n'a le courage de tenter une telle licence).

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http://naouak.hyperthese.net/news/more/39/ Mon, 01 Feb 2010 21:52:40 +0100
Et si on simulait ? 2010 sera une année charnière pour la japanimation en France. En effet alors que notre petit public s'est habitué à acheter régulièrement des galettes avec des épisodes, les éditeurs se sont décidés à bousculer un peu nos habitudes en mettant le paquet sur les simulcasts.

C'est ainsi qu'en l'espace de quelques semaines, on a vu apparaître 4 nouveaux simulcasts chez les différents éditeurs: Cobra The Animation(Kaze), Dance in the Vampire Bund(Dybex), Durarara!!!(Dybex) et Sora no Oto(Kaze) (qui a pris le doux nom de La mélodie du Ciel en français). Ces 4 simulcasts viennent s'ajouter aux 3 précédents qui étaient déjà en cours: Book of Bantorra(Kaze), Fullmetal Alchemist Brotherhood(Dybex) et Kobato.(Kaze) (c'est vraiment bête de mettre un « . » dans un titre).

D'ailleurs, Simulcast, Késako ? Le simulcast est un jeu de mot entre Simultané et Broadcast (émettre, diffuser en anglais). Cela signifie qu'une œuvre est diffusée simultanément sur plusieurs supports. Dans le cas de la japanimation, cela équivaut à dire que les épisodes sont disponibles légalement chez nous quelques heures après la diffusion à la télévision japonaise.

On pourrait croire que c'est une tentative des éditeurs de contrer les fansubs, ou alors de faire plaisir aux fans. Toujours est-il que ça ne peut que nous rendre heureux.

Il ne reste plus qu'aux derniers éditeurs français de lancer leurs simulcasts. (Beez si tu m'entends, il y a .hack//LiNK qui arrive bientôt.) Si chacun se met à faire deux séries, les fansubs auront peu de raison de continuer et peut être que la communauté japanimation se tournera alors vers quelque chose de plus constructif que de tenter de faire une énième team de fansub qui se dit « par des fans pour des fans » alors qu'avec le nombre de pubs sur le site, on se demande si c'est pas juste pour gagner un peu d'argent tous les mois. Bref fermons cette petite parenthèse.

Les simulcasts, comment qu'on y accède ?

Selon l'éditeur le format change radicalement.

Chez Dybex, ils ont choisi de mettre leurs épisodes directement disponibles sur le net sur une chaine Dailymotion, le tout gratuitement.

Chez Kaze, c'est de la VOD, chaque épisode coute 1euros environ et si vous consommez beaucoup, vous pouvez vous abonner pour quelques euros par mois pour avoir accès à une grande partie du catalogue de KZPlay

Histoire de vous mettre un peu l'eau à la bouche, voici quelques descriptions des différentes séries simulées cette saison:


Cobra The Animation



A-t-on vraiment besoin de présenter Cobra ? Ce grand manchot blond qui fait tourner des têtes dans toute la galaxie et qui aime tout ce qu'adore un bon macho revient dans de toutes nouvelles aventures.


Dance in the Vampire Bund



Si on vous annonce que les vampires existent à la télé, vous y croirez vous ? C'est pourtant comme ça que commence la série. Mina Tepes la reine des vampires a décidé de révéler leur existence. Cela n'est pas au goût de Akira qui est toujours très mal à l'aise lorsqu'on parle de vampire; un comble lorsque la reine des vampires s'intéresse à lui.


Durarara!!!



L'auteur de Baccano! Revient encore une fois avec une histoire loufoque racontée de la même manière que dans Snatch. Cette fois-ci, tout se passe dans la banlieue de Tokyo et on parlera non plus d'un braquage d'un train mais d'un motard sans tête. Au programme, des étrangers étonnamment forts, des fous qui aiment les suicides et un étudiant au milieu de tout ça qui sait pas vraiment comment il va s'en sortir.


La Mélodie du Ciel (Sora no Woto)



Première production du projet Anime no Chikara qui a d'abord été dénigrée comme étant K-ON! Saison 2. Il se trouve qu'au final les seuls points communs aux deux séries sont la musique et le character design.

Kanata s'est engagée dans l'armée pour réaliser son plus grand rêve : Faire du clairon. Elle se retrouve alors embarquée dans une petite compagnie qui n'est formée que de 5 filles (elle comprise) dans le pays de Seize. C'est une agréable balade onirique qui oscille entre tranche de vie et science fiction.


Tout un programme pour cette saison avec 7 simulcasts disponible légalement. Le fansub va-t-il conserver sa raison d'être originale encore longtemps ? En tout cas, on peut remercier les éditeurs pour ce superbe travail, en espérant que les traductions sont vraiment faites par des professionnels et non pas par des fansubeurs sous-payés.

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http://naouak.hyperthese.net/news/more/38/ Wed, 27 Jan 2010 23:01:22 +0100
Baka to Test to Shoukanjuu (L'Idiot, les Exams et les Êtres Invoqués)
Baka to Test to Shoukanjuu (qu'il est long ce titre) est encore une fois un exemple d'oeuvre dont la bande annonce ne donne pas la bonne impression. Alors que beaucoup pensaient que cette série serait une petite série harem/ecchi avec un peu d'action comme on en a en pagaille ces dernières années, on se retrouve avec une comédie loufoque au rythme très effréné où l'action n'est là que pour soutenir le comique. Mais avant de s'épancher plus là-dessus, il est de rigueur de fournir un synopsis de la série.

L'académie Fumizuki est une école pas comme les autres. Elle a implémenté un tout nouveau système de motivation et de récompense des étudiants. Cela consiste en plusieurs règles et modifications de l'administration par rapport au système scolaire japonais habituel.
Tout d'abord, lors de votre entrée dans une nouvelle année vous passez par une phase d'examens qui détermineront votre niveau. Tout les élèves sont répartis dans 6 classes nommés de manière "très" originale A,B,C,D,E et F. Les classes sont formées selon les scores obtenus lors de la première phase d'examens. Ainsi, la première classe, la A contiendra les personnes qui ont eu le meilleur score aux examens, le B ceux qui se situent après dans le classement et ainsi jusque F.

Jusque ici rien de très original si ce n'est que les classes sont réparties par niveaux. Si d'un point de vu pédagogique, être dans la classe A voudrait dire avancer plus vite, aller plus en profondeur dans le programme et autres détails qu'un professeur expliquerait mieux; dans la série c'est aussi synonyme d'avoir de meilleures installations. Ainsi si vous êtes dans la première classe, vous aurez le droit à une salle de classe qui ressemble plus à un salon de thé chic avec toutes les commodités pour vous rendre la vie belle. Par contre, si vous êtes dans la classe F, vous aurez le droit à de vieux équipements bon à jeter à la poubelle. Et encore, vieux équipements est un euphémisme.
Autant dire qu'être dans la dernière salle, c'est pas la joie de vivre.

Heureusement pour les élèves défavorisés, il leur est possible de regagner des lieux décents. Il existe un autre concept dans cette école: les combats d'invocations d'exams. Ces combats permettent à une classe d'en défier une autre. Le gagnant de ce combat choisi alors sa salle de cours parmi les classes qui ont participé au combat. En gros, si la classe F décide de se battre contre la A, et qu'ils gagnent, les F pourront échanger leur salle avec celle des A.
Bien sûr, ces combats ne sont pas de simples actes de violence pure. Pour se battre les élèves font appel à de petits êtres dont la force est proportionnelle au niveau de l'élève. Ce niveau est mesuré par les notes aux différents examens passés pendant l'année. Si par exemple, un élève à 80/100 en maths à un devoir, alors son invocation gagne 80 points en maths.
Yoshii Akihisa s'est lourdé complètement à son test de niveau à tel point que son professeur le traite de pire qu'idiot. Il est donc assigné à la classe F. Il découvre que les locaux sont pires qu'en mauvais état. Parce qu'il veut plaire à la fille moé de l'histoire, Mizuki Himeji, il décide d'emporter sa classe avec l'aide de son ami, Yuuji qui est délégué de classe, dans une croisade pour récupérer la salle A.

Baka to Test to Shoukanjuu (vraiment trop long comme titre) est donc une comédie complètement loufoque qui racontera les combats entre les différentes classes pour protéger leur environnement ou l'améliorer.
Si on s'arrête juste au synopsis, on pourrait n'y voir là qu'un simple shounen de combat. A la place de ça, l'humour omniprésente et le rythme très rapide du premier épisode orientent la série vers une comédie qui se rapproche plus d'un Sayonara Monsieur Désespoir que d'un énième combat de boxe de Ring no Kakero (spéciale dédicace à Binôme).
L'humour de la série est surtout basé sur de l'absurde et de la parodie avec par exemple, une séquence de transformation ressemblant étrangement à celle de Nanoha de Magical Lyrical Nanoha. Des gags sont incrusté un peu partout dans la série à la manière du prof désesperé. Et on comprends très vite pourquoi quand on voit que le réalisateur de l'anime n'est autre que Shin Oonuma(Ef), le petit protégé de Akiyuki Shinbo (Sayonara Zetsubou Sensei, Natsu no arashi, Bakemonogatari).
Par ailleurs, on voit assez vite qu'il est au commandes avec les différentes incrustations de texture dans les décors que lui et Shinbo utilisent très fréquemment (pour ne pas dire tout le temps).

Même si cet effet d'incrustation ne fait pas l'unanimité du public, il ajoute un effet de style accentuant le coté humoristique de l'œuvre. Cet effet est surtout un plus très appréciable sur l'animation qui même si fourmille de détails pourrait être meilleure. Mais heureusement, la mise en scène très dynamique cache les faiblesses de l'animation.
Baka to Test to Shoukanjuu (petite note aux personnes qui nomment les animes: faites des titres plus court s'il vous plait !) est en somme une série au concept rafraichissante qui reprend le flambeau là où Seitokai no Ichizon s'est arrêté la saison dernière: une comédie loufoque au concept innovant qui passe bien le temps. Remarquons quand même que par rapport à cette dernière, l'animation de Baka to Test to Shoukanjuu est largement meilleure.
Bref tout ça pour dire que (compléter par le long titre ici), c'est la série qui vous ramènera, chaque semaine, un petit sourire dans la stressante et déplaisante vie de tous les jours. C'est une comédie qui ne part pas excessivement dans la perversité ou le moé et qui ne manquera pas de faire rire tout le monde avec ses situations plus loufoques qu'un vaudeville.
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http://naouak.hyperthese.net/news/more/37/ Tue, 12 Jan 2010 16:08:31 +0100
Et si on faisait dans l'original ? Si vous vous baladez régulièrement dans les milieux otakus du net, vous avez surement déjà eu à faire à des vilains trolls affirmant que les shounens c'est le cancer de l'animation ou que K-ON! détruit les animes. Aujourd'hui plutôt que de ressasser des discussions inutiles qui permettent de faire couler des milliers de pixels sur /a/ tout les jours, intéressons nous aux animes originaux de cette dernière année pour faire un triste constat.
 
Avant d'aller plus loin, il faut bien s'entendre sur le terme anime original. C'est une oeuvre qui n'est pas une adaptation ou une suite d'une licence existante. Si l'on voudrait résumer, cela voudrait dire un anime qui est créé à partir de rien, pas de monde de référence et encore moins de scénario tout droit tiré d'un autre support comme une série de light novels ou de manga.

Tout de suite il devient difficile de trouver des productions de 2009 qui répondent à ces critères. En effet, en parcourant la liste des animes diffusés en 2009, on ne trouve que 4 animes: Basquash!, Eden of the East, Sora wo Kakeru Shoujo et Viper's Creed. 4 parmi la centaine diffusée sur l'année, c'est un nombre assez minable.

Quelles peuvent être les raisons d'un tel manque d'originalité chez les producteurs d'animes ? La panne d'idées ? peu de chance. Beaucoup vous diront que c'est à cause de la crise qui touche actuellement l'animation japonaise. Les producteurs ne veulent plus investir que dans des productions qui ont déjà fait leurs preuves auparavant. 

Et c'est ainsi que l'on a vu plusieurs remakes cette année avec entre autre Dragon Ball Kai qui fut tout simplement une honte. Reprendre des veilles images et rediffuser ça en HD et censuré. Certains remakes furent quand même bon comme Sora wo Miageru Shoujo no Hitomi ni Utsuru Sekai (plus souvent réduit à Munto TV) ou encore Shin Mazinger Shougeki! Z-Hen mais cela reste une expérience déjà vécue pour le publique et il ne faut surtout pas tomber dans le piège dans lequel est tombé la GBA: ne fournir pratiquement plus que des remakes.

En plus de ces remakes, on a aussi eu le droit à des adaptations de nombreux romans et light novels avec par exemple Asura Cryin'2, Kämpfer, Seitokai no Ichizon, Nogizaka Haruka no Himitsu: Purezza, Aoi Bangaku Series, Winter Sonata et Sangouku Engi juste pour l'automne. On en serait pratiquement à croire que pour éviter de faire lire les japonais, les chaines de télévision adaptent tous les bouquins qui sortent. Encore un complot de la N.H.K. !

Comme chaque année, les adaptations de mangas n'ont pas manqué avec par exemple le décevant Fullmetal Alchemist: Brotherhood qui est très en deçà de la première série. Pas de superbe morceaux musicaux, des styles d'animations qui changent trop souvent, treize premiers épisodes résumé donnant vraiment l'impression d'un bâclage de la série. Il y a beaucoup à dire sur FMA 2009.
Les fans de shounens ont aussi eu le droit à une bonne dose d'anime avec entre autre l'adaptation de Fairy Tail dont le premier épisode était d'une qualité risible, 07-Ghost et The Sacred Blacksmith.

Il y a eu aussi des adaptations de jeux avec entre autre Umineko No Naku Koro ni, la suite de Higurashi no Naku Koro ni: le Sanglot des Cigales dont les deux premières parties sont disponible en français grâce à Pbsaffran ou aussi Sengoku BASARA avec son générique très rythmé.

Finalement, on voit que malgré une crise qui touche l'animation japonaise, on a encore énormément de diversité dans le catalogue des diffusions. Malheureusement plus aucune de ces productions ou presque n'est originale. Et on en est arrivé à réadapter ce qu'on avait déjà adapté.

Espérons-le, 2010 sera plus fournie en oeuvre originales. Et heureusement pour nous cela semble bien s'annoncer avec entre autre le projet Anime no Chikara qui nous fournira 3 animes originaux en 2010: SO.RA.NO.WO.TO, Senkou no Night Raid et Zaidan Hôjin Occult Designer Gakuin ainsi que Angel Beats!

]]> http://naouak.hyperthese.net/news/more/36/ Thu, 31 Dec 2009 16:32:43 +0100 Liste C'est après plusieurs dizaines d'heure de travail acharné qu'apparait enfin une version en ligne de ce projet.



Quel est l'intérêt d'un tel projet ?

Pouvoir lister tout ce qu'on a vu, prévu ou est en train de voir.
Il faut savoir que ce type de projet n'est pas unique sur le web, il suffit de taper "anime list" sur google pour le voir. On pourrait citer dans le genre MyAnimeList (souvent abrégé MAL) qui est surement le plus connu d'entre tous.

Pourquoi faire ça si il existe déjà des concurrents ?

La réponse est relativement simple tenter d'avoir un outil meilleur que ceux déjà en place et viser un public pas encore ciblé: c'est en effet l'un des premiers (ou peut-être le premier) projets de liste d'anime francophone.

Qu'offre-t-il de plus que les autres ?

Deux choses ont été mises en avant dans cette version: la personnalisation et les chargements de page.
Il est frustrant de recharger une page après une modification pour en voir les impacts sur les statistiques par exemple. Sur cette version, aucun rechargement n'est nécessaire pour faire une action.
Pour ce qui est de la personnalisation, en plus de pouvoir modifier le css, il vous est aussi possible de modifier une partie du html de votre liste afin d'afficher les données de la manière qui vous plait le plus.
Un tableau ne vous satisfait pas, vous pouvez en faire une liste ordonnée. Vous pouvez supprimer les colonnes, changer leur contenu, renommer les entêtes...etc. Énormément de pouvoir vous est donné dans la personnalisation de votre liste.

Comment faire une liste ?

Pour faire votre propre liste, il vous suffit de créer un compte sur Home Made Naouak, de vous connecter et d'aller à la page http://naouak.hyperthese.net/list/pseudo/ . Veillez bien à remplacer la mention "pseudo" par votre pseudonyme sur Home Made Naouak. Ainsi si vous vous appeler Claude, votre liste se trouvera à l'adresse suivante: http://naouak.hyperthese.net/list/Claude/
Pour plus d'information par la suite sur l'utilisation de la liste en elle même, vous trouverez une documentation ici.

N'hésitez pas à essayer et donner vos remarques ou montrer votre liste dans les commentaires.

Bon listing.
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http://naouak.hyperthese.net/news/more/35/ Thu, 24 Dec 2009 19:11:49 +0100